NEGOCOACH
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Origine : Médiation & résolution de conflits

🕊️ Médiation & résolution de conflits

Médiation et modes amiables (ADR)

Médiation et résolution des conflits : C. Moore (« The Mediation Process »), R. A. B. Bush & J. Folger (médiation transformative), H. Zehr (justice restaurative), Fisher & Ury.

Détail complet dans la section « Origine & histoire » ci-dessous.

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La Co-médiation

Médiation & résolution de conflits Technique 324 / 360
Alexandre Baumberger

Auteur de la bibliothèque

Alexandre Baumberger

Professeur de négociation à KEDGE Business School

Une triple culture rare au service de la négociation : l'enseignement, la justice économique et l'audit, doublée d'une expérience de chef d'entreprise à Bordeaux.

  • Enseignement, KEDGE Business School Professeur de négociation depuis 2014 (12 ans).
  • Justice consulaire, Tribunal de commerce Juge de 2018 à 2026 : contentieux, puis procédures collectives.
  • Audit & conseil, plus de 20 ans Audit fiscal, social et financier en grands cabinets, pour de grands groupes.
L'essentiel

La co-médiation consiste à faire piloter une même médiation par deux médiateurs choisis pour leur complémentarité (genre, culture, expertise technique ou juridique, style d'intervention). Ce dispositif à quatre mains démultiplie la capacité d'écoute, rééquilibre les rapports de force et permet d'aborder des différends complexes ou fortement chargés émotionnellement que le médiateur solitaire peine à contenir. Il constitue moins une astuce de persuasion qu'une architecture d'accompagnement du dialogue, où le tandem modélise devant les parties la coopération qu'on attend d'elles. Bien maîtrisé, il élargit le champ des solutions ; mal coordonné, il ajoute de la confusion et un surcoût.

Niveau de lecture

Fiche d'identité

Le profil de la technique en un coup d'œil

Efficacité Impactpsychologique Discrétion Préparation Risquerelationnel Éthique
6,2 / 10
Niveau de preuve Étayé

Évaluation éditoriale indicative, calibrée par famille et par école. Sur 10 · plus la valeur de « risque relationnel » est haute, plus la technique est coûteuse pour la relation.

Évaluation NEGOCOACH

Comment lire cette note

Note globale 6,2/10, calibrée à partir de la famille « Médiation & résolution de conflits » et de l'école « Médiation & résolution de conflits ». Chaque critère est noté sur 10 ; cliquez pour comprendre ce qu'il mesure.

  • Efficacité 7/10 · Élevé

    Capacité de la technique à faire aboutir la négociation dans le sens recherché lorsqu'elle est bien exécutée.

  • Impact psychologique 7/10 · Élevé

    Force de l'effet produit sur les perceptions, les émotions et les décisions de l'interlocuteur.

  • Discrétion 5/10 · Modéré

    Difficulté, pour l'autre partie, de repérer que la technique est employée. Une valeur haute = très discrète.

  • Préparation 6/10 · Élevé

    Travail d'information, d'analyse et d'entraînement requis en amont pour l'utiliser efficacement.

  • Risque relationnel 2/10 · Faible

    Coût potentiel pour la relation et la confiance si la technique est détectée, refusée ou échoue. Valeur haute = plus risquée.

  • Éthique 10/10 · Très élevé

    Acceptabilité morale : loyauté, transparence et respect de l'autonomie de l'interlocuteur. Valeur haute = plus défendable.

Niveau de preuve

Étayé

Appuyé par des travaux reconnus et une pratique documentée, sans consensus expérimental complet.

Évaluation éditoriale indicative NEGOCOACH, à visée pédagogique. Pour « Risque relationnel », une valeur haute signale un coût pour la relation, non une qualité.

Synthèse La Co-médiation


Origine & histoire

La co-médiation s'est structurée aux États-Unis dans le sillage du mouvement des Modes alternatifs de règlement des différends (ADR) des années 1970-1980, d'abord en médiation familiale et de divorce, où l'on associait typiquement un profil juridique et un profil psychosocial. Les lignes directrices de référence ont été formalisées par Lela P. Love et Joseph B. Stulberg dans « Practice Guidelines for Co-Mediation » (Mediation Quarterly, 1996). Le modèle s'est ensuite diffusé à la médiation commerciale, sociale, communautaire et interculturelle, ainsi qu'à la co-médiation binationale ou interconfessionnelle dans les contextes de tensions identitaires.


Définition et principe

Procédé de médiation dans lequel deux médiateurs (parfois davantage) conduisent conjointement et à parts égales un même processus, en se répartissant explicitement les rôles et en articulant leurs interventions. La complémentarité est recherchée sur au moins un axe : genre (pour refléter la mixité des parties), culture ou langue (médiation interculturelle), champ d'expertise (un juriste et un technicien, un financier et un psychologue), ou style (l'un plus directif sur le processus, l'autre plus centré sur l'émotion). Les deux praticiens restent neutres, impartiaux et solidaires d'un cadre commun : ils ne forment pas deux camps mais une seule instance tierce à deux voix, ce qui exige un travail de co-préparation, de signaux discrets et de débriefing entre eux.


Objectifs de la technique

  • Rééquilibrer un rapport de force ou une asymétrie perçue (genre, statut, culture, expertise) en offrant à chaque partie un tiers auquel elle peut s'identifier sans rompre l'impartialité globale
  • Couvrir un différend pluridimensionnel en réunissant deux domaines d'expertise complémentaires (par ex. juridique et relationnel, technique et financier)
  • Augmenter la capacité d'observation : pendant que l'un anime, l'autre lit les signaux non verbaux, prend des notes et repère les non-dits
  • Contenir la charge émotionnelle et les situations à haut conflit que le médiateur seul aurait du mal à réguler
  • Modéliser la coopération : le tandem donne à voir une relation de travail respectueuse et complémentaire que les parties peuvent transposer à leur propre différend

Exemples concrets d’application

Application par contexte

La même technique, sur tous les terrains de négociation

Contexte 1 / 8

Négociation commerciale

Dans un litige entre un fournisseur et un distributeur, un médiateur maîtrisant le droit des contrats et un autre connaissant les réalités opérationnelles du secteur co-pilotent la séance pour traiter à la fois la clause juridique et la faisabilité commerciale de l'accord.

Contexte 2 / 8

Négociation d’achat

Pour un désaccord acheteur-fournisseur sur les pénalités de retard, un médiateur à profil supply chain et un médiateur à profil financier interviennent ensemble afin que les enjeux logistiques et les impacts de trésorerie soient également entendus.

Contexte 3 / 8

Négociation sociale

Lors d'un conflit collectif en entreprise, on associe un médiateur rompu au dialogue social et une médiatrice spécialiste des risques psychosociaux, l'un cadrant les revendications, l'autre accueillant le vécu des salariés, pour éviter que le processus ne se réduise à un bras de fer procédural.

Contexte 4 / 8

Gestion de crise

Dans une négociation de crise (occupation de site, prise d'otage sociale), deux intervenants se relaient : l'un maintient le lien et la temporisation, l'autre construit en retrait les options de sortie, garantissant une présence continue même quand la tension monte.

Contexte 5 / 8

Négociation politique

Pour un différend entre deux collectivités rivales, deux médiateurs issus chacun d'une sensibilité territoriale distincte co-animent afin qu'aucun camp ne soupçonne un biais, le tandem incarnant lui-même l'entente recherchée.

Contexte 6 / 8

Négociation immobilière

Dans un conflit de copropriété opposant syndic et copropriétaires, un médiateur juriste immobilier et un médiateur à l'aise avec les dynamiques de voisinage travaillent ensemble pour démêler la question de charges du ressentiment relationnel accumulé.

Contexte 7 / 8

Négociation interculturelle

Entre deux parties de cultures et de langues différentes, la co-médiation binationale associe un médiateur de chaque origine, ce qui sécurise la traduction des codes implicites et prévient les malentendus interprétés à tort comme de la mauvaise foi.

Contexte 8 / 8

Négociation familiale

Dans une médiation de divorce, le tandem historique associe une compétence juridique (partage, pension) et une compétence psychosociale (intérêt de l'enfant, gestion des émotions), chaque parent trouvant un interlocuteur qui parle son registre.


Contre-techniques

Repérer et neutraliser cette technique

La négociation se joue aussi en défense. Voici comment la reconnaître quand on l'emploie contre vous, et la retourner.

Détecter

Les signaux qui la trahissent

  • Un déséquilibre soudain dans l'échange
  • Une pression à décider vite
  • Un argument que vous ne pouvez pas vérifier

Neutraliser

Les parades pour la désamorcer

  • Ralentir et reformuler
  • Demander des faits et des sources
  • Ne rien concéder sans contrepartie

Retourner

La transformer en avantage

Nommez la manœuvre : dite à voix haute, une technique perd l'essentiel de son pouvoir.

Le piège à éviter

Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits.

Forces et Faiblesses

"Forces : capacité d'observation doublée (verbal/non-verbal, contenu/relation) ; couverture de différends pluridimensionnels grâce à la complémentarité d'expertise ; rééquilibrage puissant des asymétries de pouvoir et d'identification ; meilleure gestion des situations à forte charge émotionnelle ; contrôle croisé qui limite les biais, angles morts et faux pas d'un médiateur isolé ; effet de modélisation de la coopération. Faiblesses : coût et complexité logistique accrus (deux honoraires, deux agendas) ; risque de messages contradictoires ou de désaccord visible entre médiateurs ; multiplication et alourdissement des canaux de communication ; danger qu'une partie tente de 'diviser' le tandem ; nécessité d'une co-préparation et d'une entente préalable sans lesquelles le duo perd en efficacité ; aucune preuve empirique robuste que deux médiateurs produisent systématiquement de meilleurs accords qu'un seul."


Quand utiliser cette technique ?

"Pertinente quand le différend est complexe et pluridisciplinaire (juridique + technique + émotionnel), quand il existe une forte asymétrie de pouvoir ou d'identité (genre, culture, statut) à rééquilibrer, quand la charge émotionnelle ou conflictuelle est élevée, quand les parties sont nombreuses ou en multipartite, en contexte interculturel ou multilingue, ou à des fins de formation (co-médiation praticien confirmé + praticien junior). À éviter pour des litiges simples, à faible enjeu ou très sensibles au coût, et lorsque les deux médiateurs n'ont pas pu se préparer et s'accorder ensemble en amont."


Cas célèbres

Judiciaire · Le tandem juriste + psychosocial en médiation familiale, En médiation de divorce, le modèle fondateur documenté par la littérature nord-américaine (Love & Stulberg, 1996) associe un médiateur à compétence juridique et un médiateur à compétence psychosociale. Le premier sécurise les points de partage patrimonial et de pension, le second accueille la souffrance de la séparation et recentre les parents sur l'intérêt de l'enfant. Chaque conjoint trouve un interlocuteur 'qui le comprend', ce qui désamorce la défiance et permet des accords à la fois juridiquement solides et émotionnellement acceptés. Ce cas illustre l'usage type, sans attribution à des personnes nommées.

Entreprise · Co-médiation mixte d'un conflit d'équipe à haute tension, Scénario représentatif : dans une équipe fracturée par un conflit hiérarchique teinté d'accusations de harcèlement, une médiatrice et un médiateur co-interviennent. La présence des deux genres évite que le collectif ne perçoive le tiers comme acquis à l'un des camps ; pendant que l'un anime le tour de parole, l'autre observe les réactions non verbales et repère les alliances tacites. Le débriefing entre eux, hors séance, ajuste la stratégie d'une session à l'autre. Cas type, non attribué à une organisation réelle.


Erreurs fréquentes

  • Sauter la co-préparation : arriver sans avoir défini ensemble les rôles, les signaux et le cadre, ce qui produit des interventions qui se chevauchent ou se contredisent
  • Se répartir en 'avocats' de chaque partie au lieu de rester une instance tierce unique et solidaire
  • Laisser un médiateur monopoliser l'animation et reléguer l'autre au silence, ce qui gaspille l'atout du dispositif
  • Afficher devant les parties un désaccord de méthode ou se corriger publiquement, ce qui fragilise l'autorité du tandem
  • Négliger le débriefing entre séances, indispensable pour réaligner la stratégie commune

Comment reconnaître et contrer cette technique

"Face à un dispositif de co-médiation, il n'y a rien à 'contrer' au sens d'une manipulation : c'est un cadre transparent et consenti. La vigilance porte plutôt sur les dérives. Repérez si les deux médiateurs cessent d'être neutres et semblent chacun 'porter' une partie : rappelez alors le principe d'impartialité commune. Méfiez-vous de la tentation, en tant que partie, de 'diviser' le tandem en cherchant un allié parmi les deux : cela sape le processus et se retourne généralement contre vous. Si vous percevez des messages contradictoires entre médiateurs, demandez une clarification ou une suspension pour qu'ils se réaccordent. Vérifiez enfin que le surcoût de deux médiateurs est justifié par la complexité réelle du dossier."


Limites et éthique

"Limites : le double dispositif renchérit et alourdit la procédure sans garantie empirique d'un meilleur résultat ; il suppose un vrai travail d'équipe entre médiateurs, faute de quoi il devient contre-productif. Éthiquement, les deux médiateurs partagent une obligation identique de neutralité, d'impartialité et de confidentialité : la complémentarité de genre ou de culture ne doit jamais glisser vers une représentation partisane des parties. La transparence est requise sur le cadre, les honoraires et les échanges que les médiateurs ont entre eux. Le consentement des parties au dispositif à deux (et à son coût) doit être recueilli. Enfin, la co-médiation ne doit pas servir à noyer un déséquilibre structurel réel qui relèverait, lui, d'une autre voie que la médiation."


Variantes et techniques liées

"Techniques liées : la médiation simple (tiers unique) ; la médiation en caucus (entretiens séparés) que le tandem peut mener en parallèle ; le panel de médiateurs ou médiation collégiale (trois médiateurs et plus) ; la co-médiation binationale ou interconfessionnelle (un médiateur par communauté) ; le mentorat par co-médiation (praticien confirmé + junior en formation) ; la conciliation à deux conciliateurs ; en négociation, le binôme 'bon flic / mauvais flic' encadré, dont la co-médiation est l'antithèse coopérative et transparente."


Pour aller plus loin

  • Love, L.P. & Stulberg, J.B., « Practice Guidelines for Co-Mediation: Making Certain that Two Heads Are Better than One », Mediation Quarterly, 1996 (article fondateur en accès via Cardozo LARC / SSRN)
  • Ministère de la Justice du Canada, Le manuel relatif au règlement des conflits, chapitre sur la médiation et la co-médiation (justice.gc.ca)
  • Bond Law Review, « To Co-Mediate or Not to Co-Mediate, That is the Question », note de pratique, 2017 (texte intégral sur AustLII)
  • Kluwer Mediation Blog, « Let's Talk about Co-mediation », 2023 (retour d'expérience praticien)

Fondements scientifiques

  • Love, L.P. & Stulberg, J.B. (1996) Practice Guidelines for Co-Mediation: Making Certain that Two Heads Are Better than One Mediation Quarterly, vol. 13, n° 3, p. 179-189 (Wiley), DOI : 10.1002/crq.3900130304
  • Ministère de la Justice du Canada (s.d.) Le manuel relatif au règlement des conflits, La médiation (co-médiation) Site du ministère de la Justice du Canada, justice.gc.ca
  • Bond Law Review (note de pratique) (2017) To Co-Mediate or Not to Co-Mediate, That is the Question Bond Law Review, texte intégral sur AustLII (au/journals/BondLawRw/2017/7)

Exercice éclair

Testez-vous avant de répondre

Répondez mentalement, puis déroulez la correction. La mémoire se construit par la récupération active.

1 Quels signaux doivent vous alerter ?
  • Un déséquilibre soudain dans l'échange
  • Une pression à décider vite
  • Un argument que vous ne pouvez pas vérifier
2 Quelles parades appliquer ?
  • Ralentir et reformuler
  • Demander des faits et des sources
  • Ne rien concéder sans contrepartie

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus

Qu'est-ce que la technique « La Co-médiation » ?

La co-médiation consiste à faire piloter une même médiation par deux médiateurs choisis pour leur complémentarité (genre, culture, expertise technique ou juridique, style d'intervention). Ce dispositif à quatre mains démultiplie la capacité d'écoute, rééquilibre les rapports de force et permet d'aborder des différends complexes ou fortement chargés émotionnellement que le médiateur solitaire peine à contenir. Il constitue moins une astuce de persuasion qu'une architecture d'accompagnement du dialogue, où le tandem modélise devant les parties la coopération qu'on attend d'elles. Bien maîtrisé, il élargit le champ des solutions ; mal coordonné, il ajoute de la confusion et un surcoût.

La technique « La Co-médiation » est-elle éthique ?

Oui, employée de bonne foi elle reste dans le cadre d'une négociation loyale : elle structure l'échange sans tromper l'autre partie. La transparence sur vos intentions renforce la relation à long terme.

Comment se défendre contre « La Co-médiation » ?

Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits. Le bon réflexe : ralentir et reformuler.

La technique « La Co-médiation » est-elle validée scientifiquement ?

Niveau de preuve : Étayé. Le détail figure dans la section « Fiche d'identité » de cette page.

S'entraîner avec l'IA

Trois prompts prêts à l'emploi

Copiez, collez dans votre assistant, remplacez les [crochets]. Compatible ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral, Perplexity.

Préparer

Bâtir votre plan avant l'entretien

Tu es un coach expert en négociation. Aide-moi à préparer l'usage de la technique « La Co-médiation » dans la situation suivante : [décris ta situation]. Donne-moi : les conditions de réussite, un script en 3 étapes, les objections probables de mon interlocuteur et comment y répondre.

Simuler

Répéter face à un interlocuteur IA

Joue le rôle de mon interlocuteur dans une négociation. Je vais tester la technique « La Co-médiation ». Réagis de façon réaliste et résistante, ne cède pas trop vite, puis à la fin analyse ma performance et propose-moi 3 améliorations concrètes.

Débriefer

Analyser une négociation passée

Voici le déroulé de ma négociation : [colle les échanges]. Analyse si la technique « La Co-médiation » a été bien employée, ce qui a fonctionné, les erreurs commises, et détaille précisément ce que j'aurais pu faire mieux.

Références

Bibliographie & sources sérieuses

Ouvrages fondateurs de l'école 🕊️ Médiation & résolution de conflits dont relève cette technique.

  • The Mediation Process

    Livre

    C. W. Moore · 2014

  • The Promise of Mediation

    Livre

    R. A. B. Bush & J. P. Folger · 2005

  • The Little Book of Restorative Justice

    Livre

    H. Zehr · 2002

  • Getting to Yes

    Livre

    R. Fisher & W. Ury · 1981

Médiation et résolution des conflits : C. Moore (« The Mediation Process »), R. A. B. Bush & J. Folger (médiation transformative), H. Zehr (justice restaurative), Fisher & Ury.

En vidéo

Voir la technique en action

Des vidéos pour visualiser La Co-médiation et l'ancrer par l'exemple.

Sélection vidéo vérifiée en cours d'enrichissement, la recherche ci-dessus vous donne déjà les meilleures vidéos sur le sujet.

Carte de la technique

Où se situe cette technique

Chaque technique s'inscrit dans un réseau : ce qu'elle mobilise, ce avec quoi elle se combine, où elle s'applique, et comment s'en défendre.

Leviers activés

biais & émotions

Est contrée par

Repérez ses signaux, neutralisez-la et retournez-la grâce au mode d'emploi défensif de cette fiche.

Voir les contre-techniques

À retenir

  • En une phrase

    La co-médiation consiste à faire piloter une même médiation par deux médiateurs choisis pour leur complémentarité (genre, culture, expertise technique ou juridique, style d'intervention). Ce dispositif à quatre mains démultiplie la capacité d'écoute, rééquilibre les rapports de force et permet d'aborder des différends complexes ou fortement chargés émotionnellement que le médiateur solitaire peine à contenir. Il constitue moins une astuce de persuasion qu'une architecture d'accompagnement du dialogue, où le tandem modélise devant les parties la coopération qu'on attend d'elles. Bien maîtrisé, il élargit le champ des solutions ; mal coordonné, il ajoute de la confusion et un surcoût.

  • Le bon réflexe

    Nommez la manœuvre : dite à voix haute, une technique perd l'essentiel de son pouvoir.

  • À ne jamais faire

    Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits.

6,2/10 profil global Étayé

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