NEGOCOACH
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Origine : Diplomatie & négociation internationale

🏛️ Diplomatie & négociation internationale

Diplomatie et relations internationales

Négociation diplomatique : H. Kissinger (« Diplomacy », 1994), I. W. Zartman (moment mûr), A. George (diplomatie coercitive), R. Fisher & W. Ury.

Détail complet dans la section « Origine & histoire » ci-dessous.

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Les Bons Offices

Diplomatie & négociation internationale Technique 331 / 360
Alexandre Baumberger

Auteur de la bibliothèque

Alexandre Baumberger

Professeur de négociation à KEDGE Business School

Une triple culture rare au service de la négociation : l'enseignement, la justice économique et l'audit, doublée d'une expérience de chef d'entreprise à Bordeaux.

  • Enseignement, KEDGE Business School Professeur de négociation depuis 2014 (12 ans).
  • Justice consulaire, Tribunal de commerce Juge de 2018 à 2026 : contentieux, puis procédures collectives.
  • Audit & conseil, plus de 20 ans Audit fiscal, social et financier en grands cabinets, pour de grands groupes.
L'essentiel

Les bons offices désignent l'intervention d'un tiers neutre et accepté qui rétablit le contact entre des parties qui ne se parlent plus, en ouvrant et en fiabilisant un canal de communication sans jamais proposer lui-même le contenu de l'accord. C'est la forme la plus légère et la plus discrète des modes de règlement pacifique : le tiers transmet, protège la face, organise la rencontre, mais laisse la substance de la négociation entre les mains des parties. Distincts de la médiation (où le tiers formule des propositions), les bons offices excellent quand le blocage tient moins au fond qu'à l'impossibilité matérielle ou politique de dialoguer. Leur efficacité repose entièrement sur la neutralité perçue du tiers et sur la confidentialité du canal.

Niveau de lecture

Fiche d'identité

Le profil de la technique en un coup d'œil

Efficacité Impactpsychologique Discrétion Préparation Risquerelationnel Éthique
6,5 / 10
Niveau de preuve Étayé

Évaluation éditoriale indicative, calibrée par famille et par école. Sur 10 · plus la valeur de « risque relationnel » est haute, plus la technique est coûteuse pour la relation.

Évaluation NEGOCOACH

Comment lire cette note

Note globale 6,5/10, calibrée à partir de la famille « Diplomatie & négociation internationale » et de l'école « Diplomatie & négociation internationale ». Chaque critère est noté sur 10 ; cliquez pour comprendre ce qu'il mesure.

  • Efficacité 7/10 · Élevé

    Capacité de la technique à faire aboutir la négociation dans le sens recherché lorsqu'elle est bien exécutée.

  • Impact psychologique 7/10 · Élevé

    Force de l'effet produit sur les perceptions, les émotions et les décisions de l'interlocuteur.

  • Discrétion 5/10 · Modéré

    Difficulté, pour l'autre partie, de repérer que la technique est employée. Une valeur haute = très discrète.

  • Préparation 9/10 · Très élevé

    Travail d'information, d'analyse et d'entraînement requis en amont pour l'utiliser efficacement.

  • Risque relationnel 5/10 · Modéré

    Coût potentiel pour la relation et la confiance si la technique est détectée, refusée ou échoue. Valeur haute = plus risquée.

  • Éthique 6/10 · Élevé

    Acceptabilité morale : loyauté, transparence et respect de l'autonomie de l'interlocuteur. Valeur haute = plus défendable.

Niveau de preuve

Étayé

Appuyé par des travaux reconnus et une pratique documentée, sans consensus expérimental complet.

Évaluation éditoriale indicative NEGOCOACH, à visée pédagogique. Pour « Risque relationnel », une valeur haute signale un coût pour la relation, non une qualité.

Synthèse Les Bons Offices


Origine & histoire

La technique est une institution du droit international public, formalisée par les Conventions de La Haye pour le règlement pacifique des conflits internationaux (1899, révisée en 1907), dont les articles 2 à 8 consacrent le recours aux « bons offices ou à la médiation » de puissances tierces amies. La doctrine (notamment L. Oppenheim au début du XXe siècle, puis les manuels de règlement des différends de J. G. Merrills et de diplomatie de G. R. Berridge) distingue nettement les bons offices, qui se bornent à rapprocher les parties, de la médiation, qui va jusqu'à proposer des termes. La pratique moderne a été prolongée par les « bons offices » du Secrétaire général des Nations unies, ancrés dans l'article 99 de la Charte (1945) et exercés continûment depuis.


Définition et principe

Les bons offices consistent, pour un tiers neutre et accepté par les deux camps, à faciliter et à entretenir le contact entre des parties en rupture de dialogue : transmettre fidèlement messages et signaux, organiser un lieu et un cadre de rencontre sûrs, préserver la confidentialité et la face de chacun, sans jamais imposer, arbitrer ni même suggérer de solution sur le fond. Le tiers est un catalyseur de communication, pas un décideur : il crée les conditions matérielles et psychologiques de la négociation, dont la substance reste intégralement l'affaire des parties.


Objectifs de la technique

  • Rétablir un canal de communication fiable entre des parties qui ne se parlent plus ou ne peuvent pas être vues ensemble
  • Faire baisser la charge émotionnelle et politique en offrant un intermédiaire de confiance et un cadre neutre
  • Préserver la face de chaque partie : accepter de reparler par un tiers n'est pas capituler
  • Garantir la confidentialité pour permettre des signaux exploratoires sans engagement public
  • Amener les parties jusqu'au seuil de la négociation directe, en laissant intact leur pouvoir de décision sur le fond

Exemples concrets d’application

Application par contexte

La même technique, sur tous les terrains de négociation

Contexte 1 / 8

Négociation commerciale

Après une rupture de relation entre un fournisseur et un grand compte, un partenaire commun (distributeur, consultant) sert de canal neutre pour retransmettre les intentions et réorganiser une table ronde, sans négocier lui-même les prix ni les conditions.

Contexte 2 / 8

Négociation d’achat

Face à un fournisseur stratégique avec qui le dialogue s'est envenimé, l'acheteur passe par un tiers respecté des deux (association professionnelle, ancien dirigeant) qui rétablit le contact et fixe un cadre de discussion, l'acheteur gardant la main sur ses exigences.

Contexte 3 / 8

Négociation sociale

Dans un conflit social où direction et syndicats ne siègent plus ensemble, l'inspecteur du travail ou un médiateur de branche assure la transmission des positions et l'organisation d'une reprise de séance, sans dicter le contenu de l'accord salarial.

Contexte 4 / 8

Gestion de crise

En gestion de crise (prise d'otages, incident majeur), un négociateur ou un intermédiaire crédible ouvre et maintient une ligne de communication avec la partie retranchée pour rétablir le dialogue, la décision restant aux responsables.

Contexte 5 / 8

Négociation politique

Entre deux camps politiques en rupture, une personnalité respectée sans agenda propre transmet les conditions préalables d'une reprise de discussions et organise une rencontre discrète, sans arbitrer le désaccord de fond.

Contexte 6 / 8

Négociation immobilière

Quand vendeur et acquéreur ne se parlent plus après un litige, l'agent ou le notaire commun retransmet les positions et fixe un rendez-vous cadré pour relancer la transaction, sans imposer le prix ou les délais.

Contexte 7 / 8

Négociation interculturelle

Entre deux entreprises de cultures très différentes où un incident a rompu la confiance, un intermédiaire biculturel rétablit le contact en traduisant non seulement la langue mais les codes, sans se substituer aux décideurs sur le fond.

Contexte 8 / 8

Négociation familiale

Dans un conflit familial (succession, brouille) où deux membres ne se parlent plus, un proche neutre et accepté transmet les messages et organise une première rencontre apaisée, sans prendre parti ni proposer le partage.


Contre-techniques

Repérer et neutraliser cette technique

La négociation se joue aussi en défense. Voici comment la reconnaître quand on l'emploie contre vous, et la retourner.

Détecter

Les signaux qui la trahissent

  • Un déséquilibre soudain dans l'échange
  • Une pression à décider vite
  • Un argument que vous ne pouvez pas vérifier

Neutraliser

Les parades pour la désamorcer

  • Ralentir et reformuler
  • Demander des faits et des sources
  • Ne rien concéder sans contrepartie

Retourner

La transformer en avantage

Nommez la manœuvre : dite à voix haute, une technique perd l'essentiel de son pouvoir.

Le piège à éviter

Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits.

Forces et Faiblesses

Forces : intervention minimale et donc peu menaçante, ce qui la rend acceptable même par des parties très méfiantes ; elle préserve la souveraineté des parties sur le fond (le tiers ne décide rien) ; discrétion et confidentialité permettant des signaux exploratoires sans coût politique ; excellent outil de déblocage quand l'obstacle est la communication, pas la substance. Faiblesses : le tiers n'a aucun pouvoir d'infléchir le fond, donc si le désaccord est substantiel les bons offices ne suffisent pas ; tout repose sur la neutralité perçue, fragile et facile à contester ; risque de distorsion ou de lenteur dans la transmission des messages ; le tiers peut être instrumentalisé pour gagner du temps ou envoyer des signaux trompeurs ; efficacité nulle si l'une des parties refuse tout contact.


Quand utiliser cette technique ?

Situation idéale : les parties ont un intérêt objectif à négocier mais ne peuvent pas ou ne veulent pas être vues en train de dialoguer (rupture des relations, hostilité publique, coût de face). L'obstacle principal est la communication et la confiance, non le fond du désaccord. Un tiers crédible, neutre et accepté des deux camps est disponible. La confidentialité est possible et souhaitée. On est en phase d'amorçage ou de reprise du dialogue, pas encore au marchandage détaillé. À éviter quand le désaccord est purement substantiel et exige des propositions actives (préférer alors la médiation) ou quand aucune neutralité crédible n'existe.


Cas célèbres

Diplomatique · L'Algérie, canal des Accords d'Alger (crise des otages américains en Iran, 1980-1981), Après la prise de l'ambassade américaine à Téhéran en novembre 1979, les États-Unis et l'Iran avaient rompu toute relation diplomatique et ne pouvaient plus se parler directement. L'Algérie, acceptée par les deux camps, a exercé ses bons offices : des diplomates algériens ont transmis fidèlement les messages entre Washington et Téhéran, organisé le cadre des échanges et garanti la confidentialité, sans imposer de solution. Ce canal neutre a permis d'aboutir aux Accords d'Alger de janvier 1981 et à la libération des 52 otages, illustrant la fonction même des bons offices : rétablir un contact impossible sans négocier à la place des parties.

Entreprise · Le distributeur qui rouvre la ligne (scénario représentatif), Scénario représentatif, non attribué à une entreprise réelle. Un fabricant et son plus gros client rompent tout contact après un litige de qualité, chacun campant sur ses positions et refusant tout appel. Un distributeur commun, respecté des deux, propose ses bons offices : il ne discute ni des remises ni des indemnités, mais retransmet les intentions réelles de chacun, dissipe les malentendus et propose une réunion sur terrain neutre. Une fois les deux parties assises, elles reprennent elles-mêmes la négociation commerciale. Le tiers s'est borné à rouvrir le canal, préservant la face de chacun.


Erreurs fréquentes

  • Franchir la ligne des bons offices en se mettant à proposer des solutions : on glisse alors vers la médiation, souvent sans en avoir le mandat, et on perd la confiance des parties
  • Trahir la confidentialité ou paraître prendre parti, ce qui détruit instantanément la neutralité perçue, seul actif du tiers
  • Déformer, colorer ou filtrer les messages transmis au lieu de les relayer fidèlement
  • Se laisser instrumentaliser pour gagner du temps ou faire passer des signaux trompeurs sans vérifier la sincérité des parties
  • Croire que rétablir le contact suffit à résoudre un désaccord de fond substantiel, et négliger de passer le relais à une médiation ou à une négociation directe quand il le faut

Comment reconnaître et contrer cette technique

Pour reconnaître des bons offices : un tiers se propose de « juste retransmettre » et d'organiser une rencontre sans toucher au fond ; il insiste sur sa neutralité et la confidentialité. Ce n'est pas manipulatoire en soi, mais restez vigilant. Vérifiez la neutralité réelle du tiers et ses intérêts éventuels dans l'issue. Gardez le contrôle du fond : le tiers ne doit ni décider ni orienter vos positions ; s'il commence à suggérer des termes, nommez-le et clarifiez son mandat. Testez la fidélité de la transmission en formulant des messages vérifiables et en recoupant. Ne prenez pas l'ouverture d'un canal pour une concession sur le fond : accepter de reparler n'engage rien. Si vous soupçonnez une manœuvre dilatoire, fixez des échéances et des signaux de bonne foi.


Limites et éthique

Limites : les bons offices ne peuvent rien contre un désaccord substantiel, un déséquilibre de pouvoir ou une partie de mauvaise foi ; leur portée s'arrête au rétablissement du contact. Ils exigent un tiers réellement crédible et neutre, ressource souvent rare. Éthique : la neutralité doit être authentique, non affichée pour masquer un intérêt propre ; le tiers doit transmettre sans déformer et respecter scrupuleusement la confidentialité qu'il promet. Il ne doit pas exploiter sa position d'intermédiaire pour peser sur le fond à l'insu des parties, ni servir de couverture à une manœuvre dilatoire. La transparence sur son rôle exact (facilitation, pas décision) est une exigence déontologique.


Variantes et techniques liées

Techniques liées : la médiation (le tiers va plus loin et propose des termes de règlement) ; la facilitation et le canal arrière (« back channel »), très proche, où un intermédiaire ouvre une voie secrète de dialogue (ex. Norvège dans les négociations d'Oslo) ; la navette diplomatique (« shuttle diplomacy »), où le tiers fait l'aller-retour entre parties séparées ; la conciliation (examen des faits et recommandations non contraignantes) ; l'arbitrage (le tiers tranche, à l'opposé des bons offices). Les bons offices se situent au degré le plus faible d'intervention du tiers sur ce continuum.


Pour aller plus loin

  • Convention (I) de La Haye pour le règlement pacifique des conflits internationaux, 18 octobre 1907, articles 2 à 8 (texte de référence sur les bons offices et la médiation)
  • J. G. Merrills, International Dispute Settlement, Cambridge University Press, chapitre sur good offices et mediation
  • G. R. Berridge, Diplomacy: Theory and Practice, Palgrave Macmillan, sections sur la médiation et les bons offices
  • Nations unies, ressources UN Peacemaker sur les bons offices du Secrétaire général (peacemaker.un.org)

Fondements scientifiques

  • Conférence internationale de la paix (1907) Convention (I) pour le règlement pacifique des conflits internationaux (articles 2-8) La Haye / Cour permanente d'arbitrage (PCA)
  • John G. Merrills (2017) International Dispute Settlement (6e éd.) Cambridge University Press
  • Geoff R. Berridge (2015) Diplomacy: Theory and Practice (5e éd.) Palgrave Macmillan

Exercice éclair

Testez-vous avant de répondre

Répondez mentalement, puis déroulez la correction. La mémoire se construit par la récupération active.

1 Quels signaux doivent vous alerter ?
  • Un déséquilibre soudain dans l'échange
  • Une pression à décider vite
  • Un argument que vous ne pouvez pas vérifier
2 Quelles parades appliquer ?
  • Ralentir et reformuler
  • Demander des faits et des sources
  • Ne rien concéder sans contrepartie

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus

Qu'est-ce que la technique « Les Bons Offices » ?

Les bons offices désignent l'intervention d'un tiers neutre et accepté qui rétablit le contact entre des parties qui ne se parlent plus, en ouvrant et en fiabilisant un canal de communication sans jamais proposer lui-même le contenu de l'accord. C'est la forme la plus légère et la plus discrète des modes de règlement pacifique : le tiers transmet, protège la face, organise la rencontre, mais laisse la substance de la négociation entre les mains des parties. Distincts de la médiation (où le tiers formule des propositions), les bons offices excellent quand le blocage tient moins au fond qu'à l'impossibilité matérielle ou politique de dialoguer. Leur efficacité repose entièrement sur la neutralité perçue du tiers et sur la confidentialité du canal.

La technique « Les Bons Offices » est-elle éthique ?

Elle se situe à la frontière : efficace, mais elle peut basculer dans la manipulation si elle exploite une asymétrie d'information. À utiliser avec mesure et sans mensonge délibéré.

Comment se défendre contre « Les Bons Offices » ?

Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits. Le bon réflexe : ralentir et reformuler.

La technique « Les Bons Offices » est-elle validée scientifiquement ?

Niveau de preuve : Étayé. Le détail figure dans la section « Fiche d'identité » de cette page.

S'entraîner avec l'IA

Trois prompts prêts à l'emploi

Copiez, collez dans votre assistant, remplacez les [crochets]. Compatible ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral, Perplexity.

Préparer

Bâtir votre plan avant l'entretien

Tu es un coach expert en négociation. Aide-moi à préparer l'usage de la technique « Les Bons Offices » dans la situation suivante : [décris ta situation]. Donne-moi : les conditions de réussite, un script en 3 étapes, les objections probables de mon interlocuteur et comment y répondre.

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Répéter face à un interlocuteur IA

Joue le rôle de mon interlocuteur dans une négociation. Je vais tester la technique « Les Bons Offices ». Réagis de façon réaliste et résistante, ne cède pas trop vite, puis à la fin analyse ma performance et propose-moi 3 améliorations concrètes.

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Voici le déroulé de ma négociation : [colle les échanges]. Analyse si la technique « Les Bons Offices » a été bien employée, ce qui a fonctionné, les erreurs commises, et détaille précisément ce que j'aurais pu faire mieux.

Références

Bibliographie & sources sérieuses

Ouvrages fondateurs de l'école 🏛️ Diplomatie & négociation internationale dont relève cette technique.

  • Diplomacy

    Livre

    H. Kissinger · 1994

  • Ripe for Resolution

    Livre

    I. W. Zartman · 1989

  • Forceful Persuasion: Coercive Diplomacy as an Alternative to War

    Livre

    A. L. George · 1991

  • Negotiating Across Cultures

    Livre

    R. Cohen · 1997

Négociation diplomatique : H. Kissinger (« Diplomacy », 1994), I. W. Zartman (moment mûr), A. George (diplomatie coercitive), R. Fisher & W. Ury.

En vidéo

Voir la technique en action

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Carte de la technique

Où se situe cette technique

Chaque technique s'inscrit dans un réseau : ce qu'elle mobilise, ce avec quoi elle se combine, où elle s'applique, et comment s'en défendre.

Leviers activés

biais & émotions

Est contrée par

Repérez ses signaux, neutralisez-la et retournez-la grâce au mode d'emploi défensif de cette fiche.

Voir les contre-techniques

À retenir

  • En une phrase

    Les bons offices désignent l'intervention d'un tiers neutre et accepté qui rétablit le contact entre des parties qui ne se parlent plus, en ouvrant et en fiabilisant un canal de communication sans jamais proposer lui-même le contenu de l'accord. C'est la forme la plus légère et la plus discrète des modes de règlement pacifique : le tiers transmet, protège la face, organise la rencontre, mais laisse la substance de la négociation entre les mains des parties. Distincts de la médiation (où le tiers formule des propositions), les bons offices excellent quand le blocage tient moins au fond qu'à l'impossibilité matérielle ou politique de dialoguer. Leur efficacité repose entièrement sur la neutralité perçue du tiers et sur la confidentialité du canal.

  • Le bon réflexe

    Nommez la manœuvre : dite à voix haute, une technique perd l'essentiel de son pouvoir.

  • À ne jamais faire

    Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits.

6,5/10 profil global Étayé

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