NEGOCOACH
376
Origine : Outils & préparation de la négociation

🧰 Outils & préparation de la négociation

Outils, canvas & méthodes de préparation

Outils pratiques de préparation et de débriefing : canvas, check-lists, grilles de rapport de force et de concessions, préparation MESORE/ZOPA, d'après Fisher & Ury, G. R. Shell, Lax & Sebenius.

Détail complet dans la section « Origine & histoire » ci-dessous.

376

La Matrice Intérêts / Options

Outils & préparation de la négociation Technique 376 / 360
Alexandre Baumberger

Auteur de la bibliothèque

Alexandre Baumberger

Professeur de négociation à KEDGE Business School

Une triple culture rare au service de la négociation : l'enseignement, la justice économique et l'audit, doublée d'une expérience de chef d'entreprise à Bordeaux.

  • Enseignement, KEDGE Business School Professeur de négociation depuis 2014 (12 ans).
  • Justice consulaire, Tribunal de commerce Juge de 2018 à 2026 : contentieux, puis procédures collectives.
  • Audit & conseil, plus de 20 ans Audit fiscal, social et financier en grands cabinets, pour de grands groupes.
L'essentiel

La Matrice Intérêts / Options est un outil de préparation qui organise, dans un tableau à double entrée, les intérêts sous-jacents de chaque partie (colonnes) face à un éventail d'options de solution (lignes), afin de repérer méthodiquement les combinaisons qui créent de la valeur pour tous. Elle prolonge la négociation raisonnée de Harvard en passant de la simple injonction « inventez des options » à un support visuel qui force à distinguer positions et intérêts, puis à croiser ces intérêts avec des solutions concrètes. Son intérêt est double : préparer en amont un stock d'options échangeables (troc de différences) et, en séance, structurer le brainstorming pour éviter le marchandage positionnel prématuré. C'est un outil de création de valeur avant d'être un outil de partage de valeur.

Niveau de lecture

Fiche d'identité

Le profil de la technique en un coup d'œil

Efficacité Impactpsychologique Discrétion Préparation Risquerelationnel Éthique
5,8 / 10
Niveau de preuve Étayé

Évaluation éditoriale indicative, calibrée par famille et par école. Sur 10 · plus la valeur de « risque relationnel » est haute, plus la technique est coûteuse pour la relation.

Évaluation NEGOCOACH

Comment lire cette note

Note globale 5,8/10, calibrée à partir de la famille « Outils & préparation de la négociation » et de l'école « Outils & préparation de la négociation ». Chaque critère est noté sur 10 ; cliquez pour comprendre ce qu'il mesure.

  • Efficacité 7/10 · Élevé

    Capacité de la technique à faire aboutir la négociation dans le sens recherché lorsqu'elle est bien exécutée.

  • Impact psychologique 5/10 · Modéré

    Force de l'effet produit sur les perceptions, les émotions et les décisions de l'interlocuteur.

  • Discrétion 4/10 · Modéré

    Difficulté, pour l'autre partie, de repérer que la technique est employée. Une valeur haute = très discrète.

  • Préparation 9/10 · Très élevé

    Travail d'information, d'analyse et d'entraînement requis en amont pour l'utiliser efficacement.

  • Risque relationnel 3/10 · Faible

    Coût potentiel pour la relation et la confiance si la technique est détectée, refusée ou échoue. Valeur haute = plus risquée.

  • Éthique 7/10 · Élevé

    Acceptabilité morale : loyauté, transparence et respect de l'autonomie de l'interlocuteur. Valeur haute = plus défendable.

Niveau de preuve

Étayé

Appuyé par des travaux reconnus et une pratique documentée, sans consensus expérimental complet.

Évaluation éditoriale indicative NEGOCOACH, à visée pédagogique. Pour « Risque relationnel », une valeur haute signale un coût pour la relation, non une qualité.

Synthèse La Matrice Intérêts / Options


Origine & histoire

L'outil dérive directement de la négociation raisonnée (principled negotiation) formalisée par Roger Fisher et William Ury au sein du Harvard Negotiation Project, dans « Getting to Yes » (1981 ; éd. augmentée avec Bruce Patton, 1991), en particulier le principe « Concentrez-vous sur les intérêts, non sur les positions » et le chapitre « Inventer des options pour un bénéfice mutuel ». La mise en forme matricielle (croiser intérêts × options) est une opérationnalisation pédagogique de ces principes, nourrie par les travaux sur la création de valeur de David Lax et James Sebenius (« The Manager as Negotiator », 1986), qui montrent comment le « troc de différences » d'intérêts, de priorités et d'anticipations génère des gains conjoints. Il n'existe pas d'auteur unique revendiquant la « matrice » sous ce nom : c'est une synthèse d'école (Harvard / approche des gains mutuels).


Définition et principe

Tableau de préparation et d'animation à double entrée. En tête de colonnes : les intérêts identifiés de chaque partie (les miens, ceux de l'autre, voire ceux des tiers), c'est-à-dire les besoins, craintes et motivations réels derrière les positions affichées. En lignes : un éventail d'options de solution, générées sans jugement dans une phase distincte de l'évaluation. Chaque case évalue dans quelle mesure une option sert (ou dessert) un intérêt donné, par un code simple (+ / 0 / -, ou score). L'analyse consiste à repérer les lignes qui cumulent des « + » sur plusieurs colonnes (options à gains mutuels), à combiner des options complémentaires (packages), et à écarter celles qui ne satisfont qu'une partie. Opérationnellement, elle transforme un désaccord sur une variable unique (le prix) en un espace multi-enjeux où l'échange devient possible.


Objectifs de la technique

  • Séparer explicitement les positions (ce que chacun demande) des intérêts (pourquoi il le demande) pour élargir le champ des solutions.
  • Générer un stock d'options varié avant d'évaluer, en dissociant la phase de création de la phase de décision.
  • Identifier les options à gains mutuels en visualisant celles qui satisfont simultanément plusieurs intérêts des deux parties.
  • Exploiter les différences (de priorités, d'anticipations, d'aversion au risque, d'horizon temporel) comme matière première de l'échange plutôt que comme obstacles.
  • Construire des packages négociables et préparer des monnaies d'échange, réduisant le recours au pur marchandage positionnel sur une seule variable.

Exemples concrets d’application

Application par contexte

La même technique, sur tous les terrains de négociation

Contexte 1 / 8

Négociation commerciale

Le vendeur croise l'intérêt client (trésorerie préservée, mise en service rapide) avec ses propres intérêts (marge, référence, volume) et voit apparaître des options gagnantes-gagnantes : paiement échelonné contre engagement pluriannuel, remise contre étude de cas publiable.

Contexte 2 / 8

Négociation d’achat

L'acheteur liste ses intérêts (coût total, sécurité d'approvisionnement, qualité) et ceux du fournisseur (charge lissée, visibilité, paiement rapide), puis découvre qu'un lissage des commandes sur l'année satisfait le fournisseur tout en abaissant son prix unitaire.

Contexte 3 / 8

Négociation sociale

En négociation salariale, la direction croise les intérêts syndicaux (pouvoir d'achat, reconnaissance, emploi) avec les siens (masse salariale maîtrisée, flexibilité, paix sociale) et fait émerger des options mixtes : part variable, jours de repos, formation, en complément d'une hausse fixe limitée.

Contexte 4 / 8

Gestion de crise

Dans une prise d'otages ou un conflit aigu, le négociateur cartographie les intérêts réels de l'auteur (être entendu, sécurité, sauver la face) face aux impératifs des autorités (préserver les vies, cadre légal) pour construire des options de désescalade progressive plutôt qu'un ultimatum binaire.

Contexte 5 / 8

Négociation politique

Lors d'une coalition, les partis croisent leurs intérêts programmatiques prioritaires (chacun a des sujets non négociables et d'autres secondaires) et échangent des concessions asymétriques : chacun obtient ses priorités hautes contre des cessions sur ses priorités basses.

Contexte 6 / 8

Négociation immobilière

Vendeur et acquéreur croisent leurs intérêts (le vendeur veut un délai pour déménager et la sécurité de la vente ; l'acheteur veut un prix contenu et des travaux) : une occupation temporaire post-vente ou une reprise du mobilier débloque un accord qu'un pur bras de fer sur le prix aurait tué.

Contexte 7 / 8

Négociation interculturelle

Entre parties de cultures différentes, la matrice sert à expliciter des intérêts que les codes implicites masquent (préservation de la relation long terme d'un côté, échéance contractuelle de l'autre), évitant d'interpréter une divergence de style comme un refus de fond.

Contexte 8 / 8

Négociation familiale

Dans un partage de succession, les héritiers croisent leurs intérêts distincts (l'un tient à la maison de famille, l'autre a besoin de liquidités, un troisième à l'équité) et construisent une répartition où chacun reçoit ce à quoi il tient le plus, au lieu de tout vendre et diviser en parts égales frustrantes.


Contre-techniques

Repérer et neutraliser cette technique

La négociation se joue aussi en défense. Voici comment la reconnaître quand on l'emploie contre vous, et la retourner.

Détecter

Les signaux qui la trahissent

  • Un déséquilibre soudain dans l'échange
  • Une pression à décider vite
  • Un argument que vous ne pouvez pas vérifier

Neutraliser

Les parades pour la désamorcer

  • Ralentir et reformuler
  • Demander des faits et des sources
  • Ne rien concéder sans contrepartie

Retourner

La transformer en avantage

Nommez la manœuvre : dite à voix haute, une technique perd l'essentiel de son pouvoir.

Le piège à éviter

Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits.

Forces et Faiblesses

Forces : elle rend visible et discutable ce qui reste souvent implicite ; elle déplace la négociation d'un axe unique (le prix) vers un espace multi-enjeux où l'accord devient possible ; elle discipline le brainstorming en séparant création et évaluation, ce qui augmente le nombre et la qualité des options ; elle protège du marchandage positionnel précoce et des faux compromis ; c'est un excellent support de préparation en équipe et de traçabilité des concessions. Faiblesses : la qualité de la matrice dépend entièrement de la justesse des intérêts identifiés, souvent en partie inconnus tant que l'on n'a pas questionné l'autre ; elle peut donner une fausse impression de rigueur si les cases sont remplies par supposition ; elle est chronophage et peut paraître académique face à un interlocuteur pressé ou de mauvaise foi ; elle suppose une volonté minimale de coopérer, inopérante face à une partie purement distributive ; enfin, trop d'options peut noyer la décision (paralysie du choix).


Quand utiliser cette technique ?

Particulièrement utile en amont, lors de la préparation, surtout quand la relation a une valeur (partenaires de long terme, négociations répétées), quand les enjeux sont multiples et pas seulement financiers, et quand un blocage apparent sur une variable unique masque des marges d'échange. Elle brille dès qu'existent des différences exploitables entre parties (priorités, horizons, risque, ressources). Moins pertinente pour une transaction ponctuelle purement distributive sur un seul paramètre, en temps très contraint, ou face à un interlocuteur qui refuse d'exposer ses intérêts.


Cas célèbres

Diplomatique · Camp David 1978 : Égypte-Israël, le Sinaï, La négociation entre l'Égypte et Israël sur le Sinaï illustre le raisonnement au cœur de l'outil. Sur les positions (Israël voulait conserver une partie du territoire, l'Égypte voulait la totalité), aucun compromis « au milieu » n'était acceptable. En remontant aux intérêts réels - pour l'Égypte, la souveraineté sur un territoire historique ; pour Israël, la sécurité contre une attaque -, une option à gains mutuels est apparue : restitution de l'intégralité du Sinaï à la souveraineté égyptienne, mais démilitarisation garantie. Cet exemple, popularisé par Fisher et Ury dans « Getting to Yes », montre exactement la logique intérêts × options que la matrice systématise.

Commercial · Le litige sur le prix qui cachait un enjeu de trésorerie, Scénario représentatif (non attribué). Un éditeur de logiciel et un client PME bloquent depuis des semaines sur le tarif d'une licence, à 15 % d'écart. En construisant une matrice, le commercial identifie que l'intérêt réel du client n'est pas le prix nominal mais le décaissement immédiat, lourd pour sa trésorerie de fin d'année. Côté vendeur, l'intérêt prioritaire est le montant total du contrat et l'obtention d'une référence sectorielle. L'option « paiement en trois échéances sur douze mois + logo client utilisable en communication » satisfait les deux : le vendeur conserve sa marge, le client préserve sa trésorerie. L'accord se signe sans que le prix affiché n'ait bougé.


Erreurs fréquentes

  • Remplir les colonnes « intérêts » avec des positions déguisées ou des suppositions non vérifiées, au lieu d'aller réellement questionner l'autre partie.
  • Fusionner la phase de génération d'options et la phase d'évaluation : critiquer une idée dès qu'elle est émise tue la créativité et appauvrit la matrice.
  • Confondre l'outil de création de valeur (agrandir le gâteau) avec le partage : une fois les options identifiées, il faut encore négocier leur répartition avec d'autres leviers.
  • Oublier ses propres intérêts en se focalisant sur ceux de l'autre (ou l'inverse), ce qui produit des accords déséquilibrés ou naïfs.
  • Multiplier les options sans jamais converger, transformant l'outil en exercice intellectuel qui retarde la décision.

Comment reconnaître et contrer cette technique

Si un interlocuteur vous propose une matrice ou multiplie les « options créatives », vérifiez qu'il ne s'en sert pas pour diluer une concession dure dans un package flou ou pour extraire vos intérêts réels sans révéler les siens. Défense : exigez la réciprocité de l'information (« je partage mes priorités, partagez les vôtres »), évaluez chaque option à l'aune de votre MESORE (meilleure solution de rechange) et de critères objectifs, et ne laissez pas l'abondance d'options masquer le fait que sur la variable qui compte pour vous, rien n'a bougé. Face à un pur distributif qui feint la coopération, revenez à la valeur de marché et à votre point de rupture.


Limites et éthique

La matrice suppose un minimum de bonne foi et de disposition à échanger de l'information : elle est inopérante, voire dangereuse, si l'autre l'exploite pour cartographier vos intérêts sans réciprocité. Éthiquement, elle doit servir à créer de la valeur partagée, non à manipuler : présenter de fausses options pour ancrer, ou exploiter une asymétrie d'information sur les intérêts de l'autre relève de la mauvaise foi. Sa rigueur apparente peut aussi induire un excès de confiance : un tableau bien rempli reste une hypothèse tant que les intérêts n'ont pas été confirmés. Enfin, elle ne dispense jamais de garanties objectives (critères, MESORE) au moment du partage de la valeur.


Variantes et techniques liées

Techniques liées : la négociation raisonnée / principled negotiation (Harvard) dont elle est un outil ; la distinction positions / intérêts ; le brainstorming d'options (séparer inventer et décider) ; le troc de différences et le logrolling (échange de concessions sur des enjeux de priorités inverses) ; la matrice ou grille de préparation (enjeux, priorités, points de rupture) ; l'analyse de la MESORE/BATNA ; la création vs partage de valeur (Lax & Sebenius) ; les critères objectifs de légitimité pour départager. Elle se combine naturellement avec une grille de pondération des enjeux et un tableau des concessions.


Pour aller plus loin

  • Roger Fisher, William Ury, Bruce Patton, « Comment réussir une négociation » (Getting to Yes), Seuil - lire les chapitres sur les intérêts et l'invention d'options.
  • David A. Lax & James K. Sebenius, « The Manager as Negotiator » (1986) et « 3-D Negotiation » (2006), pour la logique de création de valeur et le troc de différences.
  • Program on Negotiation (PON), Harvard Law School - articles en ligne « Principled Negotiation: Focus on Interests to Create Value ».
  • Lionel Bellenger, « La Négociation », PUF (Que sais-je ?), pour une synthèse francophone des méthodes de préparation.

Fondements scientifiques

  • Roger Fisher, William Ury, Bruce Patton (1991) Getting to Yes: Negotiating Agreement Without Giving In (2e édition) Penguin Books, New York
  • David A. Lax, James K. Sebenius (1986) The Manager as Negotiator: Bargaining for Cooperation and Competitive Gain The Free Press, New York
  • Richard E. Walton, Robert B. McKersie (1965) A Behavioral Theory of Labor Negotiations: An Analysis of a Social Interaction System McGraw-Hill, New York

Exercice éclair

Testez-vous avant de répondre

Répondez mentalement, puis déroulez la correction. La mémoire se construit par la récupération active.

1 Quels signaux doivent vous alerter ?
  • Un déséquilibre soudain dans l'échange
  • Une pression à décider vite
  • Un argument que vous ne pouvez pas vérifier
2 Quelles parades appliquer ?
  • Ralentir et reformuler
  • Demander des faits et des sources
  • Ne rien concéder sans contrepartie

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus

Qu'est-ce que la technique « La Matrice Intérêts / Options » ?

La Matrice Intérêts / Options est un outil de préparation qui organise, dans un tableau à double entrée, les intérêts sous-jacents de chaque partie (colonnes) face à un éventail d'options de solution (lignes), afin de repérer méthodiquement les combinaisons qui créent de la valeur pour tous. Elle prolonge la négociation raisonnée de Harvard en passant de la simple injonction « inventez des options » à un support visuel qui force à distinguer positions et intérêts, puis à croiser ces intérêts avec des solutions concrètes. Son intérêt est double : préparer en amont un stock d'options échangeables (troc de différences) et, en séance, structurer le brainstorming pour éviter le marchandage positionnel prématuré. C'est un outil de création de valeur avant d'être un outil de partage de valeur.

La technique « La Matrice Intérêts / Options » est-elle éthique ?

Oui, employée de bonne foi elle reste dans le cadre d'une négociation loyale : elle structure l'échange sans tromper l'autre partie. La transparence sur vos intentions renforce la relation à long terme.

Comment se défendre contre « La Matrice Intérêts / Options » ?

Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits. Le bon réflexe : ralentir et reformuler.

La technique « La Matrice Intérêts / Options » est-elle validée scientifiquement ?

Niveau de preuve : Étayé. Le détail figure dans la section « Fiche d'identité » de cette page.

S'entraîner avec l'IA

Trois prompts prêts à l'emploi

Copiez, collez dans votre assistant, remplacez les [crochets]. Compatible ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral, Perplexity.

Préparer

Bâtir votre plan avant l'entretien

Tu es un coach expert en négociation. Aide-moi à préparer l'usage de la technique « La Matrice Intérêts / Options » dans la situation suivante : [décris ta situation]. Donne-moi : les conditions de réussite, un script en 3 étapes, les objections probables de mon interlocuteur et comment y répondre.

Simuler

Répéter face à un interlocuteur IA

Joue le rôle de mon interlocuteur dans une négociation. Je vais tester la technique « La Matrice Intérêts / Options ». Réagis de façon réaliste et résistante, ne cède pas trop vite, puis à la fin analyse ma performance et propose-moi 3 améliorations concrètes.

Débriefer

Analyser une négociation passée

Voici le déroulé de ma négociation : [colle les échanges]. Analyse si la technique « La Matrice Intérêts / Options » a été bien employée, ce qui a fonctionné, les erreurs commises, et détaille précisément ce que j'aurais pu faire mieux.

Références

Bibliographie & sources sérieuses

Ouvrages fondateurs de l'école 🧰 Outils & préparation de la négociation dont relève cette technique.

  • Getting to Yes

    Livre

    R. Fisher & W. Ury · 1981

  • Bargaining for Advantage

    Livre

    G. R. Shell · 2006

  • 3-D Negotiation

    Livre

    D. Lax & J. Sebenius · 2006

Outils pratiques de préparation et de débriefing : canvas, check-lists, grilles de rapport de force et de concessions, préparation MESORE/ZOPA, d'après Fisher & Ury, G. R. Shell, Lax & Sebenius.

En vidéo

Voir la technique en action

Des vidéos pour visualiser La Matrice Intérêts / Options et l'ancrer par l'exemple.

Sélection vidéo vérifiée en cours d'enrichissement, la recherche ci-dessus vous donne déjà les meilleures vidéos sur le sujet.

Carte de la technique

Où se situe cette technique

Chaque technique s'inscrit dans un réseau : ce qu'elle mobilise, ce avec quoi elle se combine, où elle s'applique, et comment s'en défendre.

Leviers activés

biais & émotions

Est contrée par

Repérez ses signaux, neutralisez-la et retournez-la grâce au mode d'emploi défensif de cette fiche.

Voir les contre-techniques

À retenir

  • En une phrase

    La Matrice Intérêts / Options est un outil de préparation qui organise, dans un tableau à double entrée, les intérêts sous-jacents de chaque partie (colonnes) face à un éventail d'options de solution (lignes), afin de repérer méthodiquement les combinaisons qui créent de la valeur pour tous. Elle prolonge la négociation raisonnée de Harvard en passant de la simple injonction « inventez des options » à un support visuel qui force à distinguer positions et intérêts, puis à croiser ces intérêts avec des solutions concrètes. Son intérêt est double : préparer en amont un stock d'options échangeables (troc de différences) et, en séance, structurer le brainstorming pour éviter le marchandage positionnel prématuré. C'est un outil de création de valeur avant d'être un outil de partage de valeur.

  • Le bon réflexe

    Nommez la manœuvre : dite à voix haute, une technique perd l'essentiel de son pouvoir.

  • À ne jamais faire

    Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits.

5,8/10 profil global Étayé

Maîtriser cette technique en situation réelle ?

Nos accompagnements transforment la théorie en avantage concret.

Découvrir nos offres
Appeler Prendre rendez-vous