NEGOCOACH
307
Origine : Achats & Supply Chain

🛒 Achats & Supply Chain

Achats professionnels

Outils de la fonction achats appliqués à la négociation : matrice de Kraljic (HBR, 1983), coût total de possession, coût cible, enchères, SRM ; travaux de P. Kraljic, A. van Weele, R. Monczka.

Détail complet dans la section « Origine & histoire » ci-dessous.

307

Le Make or Buy

Achats & supply chain Technique 307 / 360
Alexandre Baumberger

Auteur de la bibliothèque

Alexandre Baumberger

Professeur de négociation à KEDGE Business School

Une triple culture rare au service de la négociation : l'enseignement, la justice économique et l'audit, doublée d'une expérience de chef d'entreprise à Bordeaux.

  • Enseignement, KEDGE Business School Professeur de négociation depuis 2014 (12 ans).
  • Justice consulaire, Tribunal de commerce Juge de 2018 à 2026 : contentieux, puis procédures collectives.
  • Audit & conseil, plus de 20 ans Audit fiscal, social et financier en grands cabinets, pour de grands groupes.
L'essentiel

Le « Make or Buy » (faire ou faire-faire) est l'arbitrage structurel qui consiste à décider si une activité, un composant ou une prestation doit être produit en interne ou acheté à l'extérieur. Au-delà de l'analyse de coûts, c'est un levier de négociation majeur : le simple fait de disposer d'une alternative interne crédible modifie le rapport de force face à un fournisseur. La technique articule coûts complets, risques, criticité stratégique et capacité réelle à internaliser. Bien maniée, elle transforme une dépendance subie en choix négocié.

Niveau de lecture

Fiche d'identité

Le profil de la technique en un coup d'œil

Efficacité Impactpsychologique Discrétion Préparation Risquerelationnel Éthique
6,2 / 10
Niveau de preuve Étayé

Évaluation éditoriale indicative, calibrée par famille et par école. Sur 10 · plus la valeur de « risque relationnel » est haute, plus la technique est coûteuse pour la relation.

Évaluation NEGOCOACH

Comment lire cette note

Note globale 6,2/10, calibrée à partir de la famille « Achats & supply chain » et de l'école « Achats & Supply Chain ». Chaque critère est noté sur 10 ; cliquez pour comprendre ce qu'il mesure.

  • Efficacité 8/10 · Très élevé

    Capacité de la technique à faire aboutir la négociation dans le sens recherché lorsqu'elle est bien exécutée.

  • Impact psychologique 6/10 · Élevé

    Force de l'effet produit sur les perceptions, les émotions et les décisions de l'interlocuteur.

  • Discrétion 3/10 · Faible

    Difficulté, pour l'autre partie, de repérer que la technique est employée. Une valeur haute = très discrète.

  • Préparation 9/10 · Très élevé

    Travail d'information, d'analyse et d'entraînement requis en amont pour l'utiliser efficacement.

  • Risque relationnel 4/10 · Modéré

    Coût potentiel pour la relation et la confiance si la technique est détectée, refusée ou échoue. Valeur haute = plus risquée.

  • Éthique 7/10 · Élevé

    Acceptabilité morale : loyauté, transparence et respect de l'autonomie de l'interlocuteur. Valeur haute = plus défendable.

Niveau de preuve

Étayé

Appuyé par des travaux reconnus et une pratique documentée, sans consensus expérimental complet.

Évaluation éditoriale indicative NEGOCOACH, à visée pédagogique. Pour « Risque relationnel », une valeur haute signale un coût pour la relation, non une qualité.

Synthèse Le Make or Buy


Origine & histoire

La question du « faire ou faire-faire » est théorisée par l'économiste Ronald Coase dès 1937 dans « The Nature of the Firm » (Economica) : pourquoi une entreprise produit-elle certaines choses en interne plutôt que de tout acheter sur le marché ? Sa réponse, les coûts de transaction (recherche, négociation, contrôle des contrats), fonde l'économie des coûts de transaction, prolongée par Oliver Williamson (Markets and Hierarchies, 1975 ; Prix Nobel 2009), qui introduit la spécificité des actifs, l'incertitude et la fréquence comme déterminants de l'intégration verticale. Côté stratégie, Prahalad et Hamel (« The Core Competence of the Corporation », HBR 1990) ajoutent le critère du cœur de métier : on n'externalise pas ce qui fonde l'avantage concurrentiel. En achats et supply chain, l'outil s'est diffusé comme grille d'arbitrage opérationnelle à partir des années 1980-1990.


Définition et principe

Le Make or Buy est une méthode d'arbitrage qui compare, pour une activité donnée, l'option d'internalisation (Make) et l'option d'externalisation ou d'achat (Buy) selon plusieurs axes : coût complet (matières, main-d'œuvre, amortissements, coûts cachés de coordination, coûts de transaction), criticité stratégique (l'activité relève-t-elle du cœur de métier ?), risque (dépendance fournisseur, propriété intellectuelle, continuité), capacité et compétence internes, flexibilité et délais. Opérationnellement, on cartographie l'activité, on chiffre les deux scénarios en coût total de possession (TCO), on pondère les critères non financiers, puis on tranche. En négociation, la décision devient un levier : montrer une capacité crédible à « faire soi-même » (ou à re-internaliser) rehausse votre BATNA face au fournisseur, tandis que reconnaître une dépendance impose de sécuriser le contrat.


Objectifs de la technique

  • Décider rationnellement d'internaliser ou d'externaliser une activité sur la base du coût complet (TCO) et non du seul prix affiché
  • Protéger le cœur de métier et la propriété intellectuelle en gardant en interne ce qui fonde l'avantage concurrentiel
  • Renforcer le pouvoir de négociation en construisant et en rendant crédible une alternative interne (meilleure BATNA)
  • Réduire et piloter la dépendance vis-à-vis d'un fournisseur unique ou stratégique
  • Optimiser flexibilité, délais et allocation des capitaux en choisissant le bon mode de sourcing pour chaque activité

Exemples concrets d’application

Application par contexte

La même technique, sur tous les terrains de négociation

Contexte 1 / 8

Négociation commerciale

Face à un fournisseur qui impose ses prix, l'acheteur chiffre le coût d'une production interne (ligne dédiée, sous-traitance alternative) et présente cette option comme réelle, ce qui plafonne la marge que le vendeur peut tenter d'extraire.

Contexte 2 / 8

Négociation d’achat

Cœur du dispositif : sur un composant critique, le service achats réalise une analyse Make or Buy en TCO, qualifie une capacité interne ou une double source, et négocie les tarifs fournisseur en s'appuyant sur cette alternative documentée plutôt que sur un simple bluff.

Contexte 3 / 8

Négociation sociale

Dans une négociation avec les partenaires sociaux, la direction met en balance l'externalisation d'un atelier et son maintien en interne ; à l'inverse, les représentants du personnel peuvent défendre l'internalisation d'une prestation sous-traitée comme levier d'emploi et de montée en compétences.

Contexte 4 / 8

Gestion de crise

En gestion de crise d'approvisionnement (rupture d'un fournisseur unique), l'arbitrage Make or Buy accéléré permet de décider vite d'une re-internalisation d'urgence ou d'un sourcing de secours, et sert d'argument pour renégocier les priorités de livraison.

Contexte 5 / 8

Négociation politique

Un État arbitre entre produire une capacité stratégique sur son sol (souveraineté, défense, énergie) ou l'importer : la menace crédible de relocalisation devient un levier dans les négociations commerciales et industrielles avec les partenaires étrangers.

Contexte 6 / 8

Négociation immobilière

Un promoteur ou une foncière décide d'internaliser la gestion locative, la maintenance ou la maîtrise d'ouvrage plutôt que de la déléguer ; disposer d'équipes internes crédibles permet de renégocier les honoraires des prestataires externes.

Contexte 7 / 8

Négociation interculturelle

Dans une négociation internationale, l'arbitrage Make or Buy tient compte des différences culturelles de confiance et de contractualisation : là où le suivi d'un sous-traitant lointain coûte cher en coordination, l'internalisation ou un partenariat local rééquilibre le risque et la relation.

Contexte 8 / 8

Négociation familiale

Transposé à la vie domestique : arbitrer entre faire soi-même (bricolage, garde d'enfants, cuisine) et payer un prestataire ; savoir qu'on peut « faire soi-même » donne un argument concret pour négocier le devis d'un artisan.


Contre-techniques

Repérer et neutraliser cette technique

La négociation se joue aussi en défense. Voici comment la reconnaître quand on l'emploie contre vous, et la retourner.

Détecter

Les signaux qui la trahissent

  • Un déséquilibre soudain dans l'échange
  • Une pression à décider vite
  • Un argument que vous ne pouvez pas vérifier

Neutraliser

Les parades pour la désamorcer

  • Ralentir et reformuler
  • Demander des faits et des sources
  • Ne rien concéder sans contrepartie

Retourner

La transformer en avantage

Nommez la manœuvre : dite à voix haute, une technique perd l'essentiel de son pouvoir.

Le piège à éviter

Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits.

Forces et Faiblesses

"Forces : ancre la négociation sur des faits chiffrés (TCO) plutôt que sur des impressions ; crée une alternative crédible qui améliore mécaniquement le rapport de force ; oblige à distinguer cœur de métier et périphérie ; réduit la dépendance et sécurise les activités critiques ; s'applique à toutes les échelles, du composant à la fonction entière. Faiblesses : l'analyse de coûts est souvent biaisée (coûts cachés de coordination, de qualité, de re-internalisation sous-estimés ; effets d'apprentissage et de volume mal modélisés) ; une décision d'internalisation immobilise du capital et de la rigidité ; la menace de faire soi-même perd toute valeur si elle n'est pas crédible ; l'arbitrage est parfois irréversible à court terme (perte de compétences après externalisation)."


Quand utiliser cette technique ?

"À utiliser avant tout renouvellement de contrat stratégique ou d'appel d'offres important, pour préparer un levier de négociation solide. Pertinent lorsqu'un fournisseur détient un pouvoir de marché excessif ou tarde à concéder, lorsqu'une activité est critique pour la continuité ou l'avantage concurrentiel, lors d'une crise d'approvisionnement, ou au moment d'un choix d'investissement industriel. Également utile pour rationaliser un portefeuille d'achats (segmentation type Kraljic) et décider, catégorie par catégorie, du bon mode de sourcing. Moins adapté aux achats de faible enjeu, où le coût d'analyse dépasse le gain."


Cas célèbres

Entreprise · Coase et l'énigme fondatrice du faire ou faire-faire, En 1937, l'économiste Ronald Coase pose dans « The Nature of the Firm » une question apparemment naïve : si le marché est efficace, pourquoi les entreprises existent-elles au lieu d'acheter chaque tâche à l'extérieur ? Sa réponse, recourir au marché a un coût (chercher, négocier, contrôler les contrats), fonde toute la logique du Make or Buy. Oliver Williamson prolongera cette intuition en montrant qu'on internalise d'autant plus qu'un actif est spécifique et la relation incertaine, travaux qui lui vaudront le prix Nobel d'économie en 2009. Ce socle théorique explique pourquoi, aujourd'hui encore, un acheteur qui maîtrise ses coûts de transaction négocie mieux le point de bascule entre faire et acheter.

Entreprise · La re-internalisation comme levier face à un sous-traitant unique, Scénario représentatif du secteur industriel (non attribué) : un équipementier dépend d'un sous-traitant unique pour un composant usiné, qui augmente ses prix de 12 % à chaque renouvellement. L'équipe achats réalise une analyse Make or Buy en coût complet, chiffre l'installation d'une capacité interne et qualifie une seconde source. Sans même lancer l'investissement, la présentation documentée de cette alternative crédible lors de la renégociation ramène la hausse à un niveau marginal et débloque un engagement de volume. Le levier n'était pas le bluff, mais la démonstration factuelle qu'internaliser était devenu une option réelle.


Erreurs fréquentes

  • Comparer sur le seul prix d'achat au lieu du coût complet de possession (TCO), en oubliant les coûts cachés de coordination, qualité, logistique et pilotage
  • Sous-estimer le coût et le délai de re-internalisation après une externalisation (compétences perdues, outillage, courbe d'apprentissage)
  • Brandir une menace d'internalisation non crédible : le fournisseur perçoit le bluff et le rapport de force se retourne
  • Externaliser une activité de cœur de métier par recherche d'économies court terme, au prix de l'avantage concurrentiel et de la maîtrise de la propriété intellectuelle
  • Traiter l'arbitrage comme une décision ponctuelle et définitive, sans clause de réversibilité ni réévaluation périodique

Comment reconnaître et contrer cette technique

"Face à un acheteur qui agite un Make or Buy, testez la crédibilité de son alternative : dispose-t-il vraiment de la compétence, du capital, de l'outillage et du temps pour internaliser, ou est-ce une posture ? Demandez des éléments concrets (calendrier, investissements, capacité). Valorisez ce que l'internalisation lui coûterait réellement, coûts cachés, courbe d'apprentissage, risques qualité, immobilisation de capital, perte de flexibilité, pour ramener la discussion au coût complet. Renforcez votre valeur difficilement réplicable (expertise, propriété intellectuelle, effet volume, service) et proposez des engagements (partenariat, transparence des coûts, gains de productivité partagés) qui rendent l'externalisation plus attractive que le « faire soi-même »."


Limites et éthique

"L'analyse est aussi fiable que ses données : des coûts cachés mal estimés produisent des arbitrages erronés, parfois irréversibles à court terme. La décision engage capital, emplois et compétences : externaliser peut détruire un savoir-faire durablement, internaliser peut figer une organisation. Éthiquement, brandir une menace d'internalisation qu'on sait irréaliste relève de la manipulation ; l'externalisation motivée uniquement par la compression des coûts peut avoir des effets sociaux (emplois, conditions de travail chez le sous-traitant) et de souveraineté qui dépassent le calcul financier. Le Make or Buy éclaire une décision mais ne remplace pas le jugement stratégique et la responsabilité qui l'accompagnent."


Variantes et techniques liées

"Variantes et outils liés : la matrice de Kraljic (segmentation du portefeuille achats en quatre cadrans selon risque d'approvisionnement et poids financier, qui oriente le mode de sourcing) ; l'analyse du coût total de possession (TCO) ; l'économie des coûts de transaction (Coase, Williamson) et la théorie des compétences clés (Prahalad & Hamel) ; les formes hybrides entre faire et acheter, partenariat stratégique, coentreprise, alliance, co-développement, insourcing/backsourcing (re-internalisation) ; en négociation, la construction et la mise en avant de la BATNA (meilleure solution de rechange), dont le Make or Buy est une déclinaison concrète côté achats."


Pour aller plus loin

  • Oliver E. Williamson, Markets and Hierarchies: Analysis and Antitrust Implications (1975), fondations de l'économie des coûts de transaction
  • Peter Kraljic, « Purchasing Must Become Supply Management », Harvard Business Review (1983), segmentation du portefeuille achats
  • C.K. Prahalad & Gary Hamel, « The Core Competence of the Corporation », Harvard Business Review (1990), quoi garder en interne
  • Roger Fisher & William Ury, Getting to Yes (1981), la notion de BATNA appliquée au levier faire/faire-faire

Fondements scientifiques

  • Ronald H. Coase (1937) The Nature of the Firm Economica, vol. 4, no. 16, p. 386-405, DOI : 10.1111/j.1468-0335.1937.tb00002.x
  • Oliver E. Williamson (1975) Markets and Hierarchies: Analysis and Antitrust Implications The Free Press, New York
  • C.K. Prahalad & Gary Hamel (1990) The Core Competence of the Corporation Harvard Business Review, vol. 68, no. 3, p. 79-91

Exercice éclair

Testez-vous avant de répondre

Répondez mentalement, puis déroulez la correction. La mémoire se construit par la récupération active.

1 Quels signaux doivent vous alerter ?
  • Un déséquilibre soudain dans l'échange
  • Une pression à décider vite
  • Un argument que vous ne pouvez pas vérifier
2 Quelles parades appliquer ?
  • Ralentir et reformuler
  • Demander des faits et des sources
  • Ne rien concéder sans contrepartie

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus

Qu'est-ce que la technique « Le Make or Buy » ?

Le « Make or Buy » (faire ou faire-faire) est l'arbitrage structurel qui consiste à décider si une activité, un composant ou une prestation doit être produit en interne ou acheté à l'extérieur. Au-delà de l'analyse de coûts, c'est un levier de négociation majeur : le simple fait de disposer d'une alternative interne crédible modifie le rapport de force face à un fournisseur. La technique articule coûts complets, risques, criticité stratégique et capacité réelle à internaliser. Bien maniée, elle transforme une dépendance subie en choix négocié.

La technique « Le Make or Buy » est-elle éthique ?

Oui, employée de bonne foi elle reste dans le cadre d'une négociation loyale : elle structure l'échange sans tromper l'autre partie. La transparence sur vos intentions renforce la relation à long terme.

Comment se défendre contre « Le Make or Buy » ?

Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits. Le bon réflexe : ralentir et reformuler.

La technique « Le Make or Buy » est-elle validée scientifiquement ?

Niveau de preuve : Étayé. Le détail figure dans la section « Fiche d'identité » de cette page.

S'entraîner avec l'IA

Trois prompts prêts à l'emploi

Copiez, collez dans votre assistant, remplacez les [crochets]. Compatible ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral, Perplexity.

Préparer

Bâtir votre plan avant l'entretien

Tu es un coach expert en négociation. Aide-moi à préparer l'usage de la technique « Le Make or Buy » dans la situation suivante : [décris ta situation]. Donne-moi : les conditions de réussite, un script en 3 étapes, les objections probables de mon interlocuteur et comment y répondre.

Simuler

Répéter face à un interlocuteur IA

Joue le rôle de mon interlocuteur dans une négociation. Je vais tester la technique « Le Make or Buy ». Réagis de façon réaliste et résistante, ne cède pas trop vite, puis à la fin analyse ma performance et propose-moi 3 améliorations concrètes.

Débriefer

Analyser une négociation passée

Voici le déroulé de ma négociation : [colle les échanges]. Analyse si la technique « Le Make or Buy » a été bien employée, ce qui a fonctionné, les erreurs commises, et détaille précisément ce que j'aurais pu faire mieux.

Références

Bibliographie & sources sérieuses

Ouvrages fondateurs de l'école 🛒 Achats & Supply Chain dont relève cette technique.

  • Purchasing Must Become Supply Management (Harvard Business Review)

    Article

    P. Kraljic · 1983

  • Purchasing and Supply Chain Management

    Livre

    A. J. van Weele · 2018

  • Purchasing and Supply Chain Management

    Livre

    R. M. Monczka et al. · 2015

  • Category Management in Purchasing

    Livre

    J. O'Brien · 2019

Outils de la fonction achats appliqués à la négociation : matrice de Kraljic (HBR, 1983), coût total de possession, coût cible, enchères, SRM ; travaux de P. Kraljic, A. van Weele, R. Monczka.

En vidéo

Voir la technique en action

Des vidéos pour visualiser Le Make or Buy et l'ancrer par l'exemple.

Sélection vidéo vérifiée en cours d'enrichissement, la recherche ci-dessus vous donne déjà les meilleures vidéos sur le sujet.

Carte de la technique

Où se situe cette technique

Chaque technique s'inscrit dans un réseau : ce qu'elle mobilise, ce avec quoi elle se combine, où elle s'applique, et comment s'en défendre.

Leviers activés

biais & émotions

Est contrée par

Repérez ses signaux, neutralisez-la et retournez-la grâce au mode d'emploi défensif de cette fiche.

Voir les contre-techniques

À retenir

  • En une phrase

    Le « Make or Buy » (faire ou faire-faire) est l'arbitrage structurel qui consiste à décider si une activité, un composant ou une prestation doit être produit en interne ou acheté à l'extérieur. Au-delà de l'analyse de coûts, c'est un levier de négociation majeur : le simple fait de disposer d'une alternative interne crédible modifie le rapport de force face à un fournisseur. La technique articule coûts complets, risques, criticité stratégique et capacité réelle à internaliser. Bien maniée, elle transforme une dépendance subie en choix négocié.

  • Le bon réflexe

    Nommez la manœuvre : dite à voix haute, une technique perd l'essentiel de son pouvoir.

  • À ne jamais faire

    Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits.

6,2/10 profil global Étayé

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