NEGOCOACH
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Origine : Achats & Supply Chain

🛒 Achats & Supply Chain

Achats professionnels

Outils de la fonction achats appliqués à la négociation : matrice de Kraljic (HBR, 1983), coût total de possession, coût cible, enchères, SRM ; travaux de P. Kraljic, A. van Weele, R. Monczka.

Détail complet dans la section « Origine & histoire » ci-dessous.

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Le Coût Cible (Should-Cost)

Achats & supply chain Technique 298 / 360
Alexandre Baumberger

Auteur de la bibliothèque

Alexandre Baumberger

Professeur de négociation à KEDGE Business School

Une triple culture rare au service de la négociation : l'enseignement, la justice économique et l'audit, doublée d'une expérience de chef d'entreprise à Bordeaux.

  • Enseignement, KEDGE Business School Professeur de négociation depuis 2014 (12 ans).
  • Justice consulaire, Tribunal de commerce Juge de 2018 à 2026 : contentieux, puis procédures collectives.
  • Audit & conseil, plus de 20 ans Audit fiscal, social et financier en grands cabinets, pour de grands groupes.
L'essentiel

Le coût cible, ou analyse « should-cost », consiste à reconstruire de façon analytique le coût de revient théorique d'un produit ou d'un service (matières, main-d'œuvre, machines, frais généraux, marge normale) afin de connaître ce que le bien « devrait coûter » à un fournisseur efficient. Cette estimation factuelle devient l'ancre de la négociation de prix : elle remplace le marchandage à l'intuition par une discussion sur des écarts chiffrés et documentés. L'acheteur ne conteste plus un prix « trop cher » de façon subjective mais décompose la structure de coût poste par poste. Bien menée, la méthode fait basculer le rapport de force vers celui qui maîtrise l'information de coût.

Niveau de lecture

Fiche d'identité

Le profil de la technique en un coup d'œil

Efficacité Impactpsychologique Discrétion Préparation Risquerelationnel Éthique
6,2 / 10
Niveau de preuve Étayé

Évaluation éditoriale indicative, calibrée par famille et par école. Sur 10 · plus la valeur de « risque relationnel » est haute, plus la technique est coûteuse pour la relation.

Évaluation NEGOCOACH

Comment lire cette note

Note globale 6,2/10, calibrée à partir de la famille « Achats & supply chain » et de l'école « Achats & Supply Chain ». Chaque critère est noté sur 10 ; cliquez pour comprendre ce qu'il mesure.

  • Efficacité 8/10 · Très élevé

    Capacité de la technique à faire aboutir la négociation dans le sens recherché lorsqu'elle est bien exécutée.

  • Impact psychologique 6/10 · Élevé

    Force de l'effet produit sur les perceptions, les émotions et les décisions de l'interlocuteur.

  • Discrétion 3/10 · Faible

    Difficulté, pour l'autre partie, de repérer que la technique est employée. Une valeur haute = très discrète.

  • Préparation 9/10 · Très élevé

    Travail d'information, d'analyse et d'entraînement requis en amont pour l'utiliser efficacement.

  • Risque relationnel 4/10 · Modéré

    Coût potentiel pour la relation et la confiance si la technique est détectée, refusée ou échoue. Valeur haute = plus risquée.

  • Éthique 7/10 · Élevé

    Acceptabilité morale : loyauté, transparence et respect de l'autonomie de l'interlocuteur. Valeur haute = plus défendable.

Niveau de preuve

Étayé

Appuyé par des travaux reconnus et une pratique documentée, sans consensus expérimental complet.

Évaluation éditoriale indicative NEGOCOACH, à visée pédagogique. Pour « Risque relationnel », une valeur haute signale un coût pour la relation, non une qualité.

Synthèse Le Coût Cible (Should-Cost)


Origine & histoire

La méthode se rattache à deux filiations convergentes. D'une part le target costing (genka kikaku), pratique de conception à coût objectif née chez les industriels japonais, notamment Toyota, au début des années 1960 (premiers usages documentés vers 1963), formalisée académiquement par Robin Cooper et Regine Slagmulder dans « Target Costing and Value Engineering » (Productivity Press, 1997) et par Yasuhiro Monden. D'autre part le « should-cost analysis », outil d'audit des coûts fournisseurs formalisé dans les achats publics de défense américains (should-cost reviews inscrites dans la réglementation d'acquisition du Département de la Défense dès les années 1970, puis relancées par l'initiative Better Buying Power à partir de 2010). Les cabinets de conseil, McKinsey en tête, ont popularisé le should-costing comme levier achats transverse (série d'articles « Using should-costs to reduce does-costs »).


Définition et principe

Le coût cible est une modélisation ascendante (bottom-up) du prix de revient d'un article : on décompose le produit en ses composants et étapes, puis on chiffre chaque poste à partir de données objectives, coût matière (poids × cours de la matière première), temps de cycle machine et taux horaire, temps de main-d'œuvre et coût chargé, amortissement des outillages, taux de rebut, frais généraux et de structure (SG&A), transport, et une marge « raisonnable » de fournisseur efficient. La somme donne le should-cost. L'acheteur compare ensuite ce coût reconstruit au prix demandé (does-cost) : l'écart identifié, poste par poste, structure la négociation. Le principe opérationnel est de déplacer le débat du « combien » global vers le « pourquoi » de chaque ligne de coût, sur un terrain factuel où le vendeur doit justifier ses écarts plutôt que défendre une marge globale.


Objectifs de la technique

  • Objectiver le juste prix d'un achat en le fondant sur une structure de coût reconstruite plutôt que sur des comparaisons de marché ou l'intuition
  • Identifier les postes de coût sur lesquels un gain est réaliste (matière, process, rebut, sur-spécification) et cibler la négociation sur ces leviers
  • Rééquilibrer l'asymétrie d'information face à un fournisseur qui, seul, connaît ses coûts réels
  • Alimenter une démarche de réduction de coût en conception (value engineering) et non seulement une pression sur la marge du fournisseur
  • Crédibiliser la position de l'acheteur et transformer un bras de fer en résolution conjointe de problème sur des chiffres partagés

Exemples concrets d’application

Application par contexte

La même technique, sur tous les terrains de négociation

Contexte 1 / 8

Négociation commerciale

Côté vente, un commercial anticipe le should-cost que l'acheteur va lui opposer et prépare la justification de chaque poste (qualité matière supérieure, tolérances plus fines, coût de non-qualité évité) pour défendre son prix sur la valeur plutôt que subir la décomposition.

Contexte 2 / 8

Négociation d’achat

C'est le terrain natif : l'acheteur reconstruit le coût de revient d'une pièce mécanique (kilos d'acier × cours LME, temps d'usinage × taux horaire atelier, rebut, SG&A, marge 8 %) et négocie l'écart de 14 % constaté avec le prix fournisseur, ligne par ligne.

Contexte 3 / 8

Négociation sociale

En négociation sociale, la logique se transpose en objectivant le « coût réel » d'une revendication (impact chiffré d'une prime, d'un jour de RTT) pour discuter sur une base partagée plutôt que sur des postures, l'employeur ouvrant sa modélisation de la masse salariale.

Contexte 4 / 8

Gestion de crise

En gestion de crise fournisseur (hausse invoquée de +20 % sur un composant), le should-cost permet de vérifier si la hausse matière justifie réellement l'augmentation demandée ou masque une reconstitution de marge, et de contre-proposer un ajustement indexé sur le seul poste réellement affecté.

Contexte 5 / 8

Négociation politique

Dans l'achat public, l'analyse de coût sert à contester le prix d'un marché ou d'un avenant : l'administration reconstruit le coût d'un équipement de défense pour écarter une marge excessive, comme le fait la démarche should-cost du Département de la Défense américain.

Contexte 6 / 8

Négociation immobilière

Pour un achat immobilier ou de travaux, l'acheteur bâtit un coût de construction au m² (gros œuvre, second œuvre, honoraires, marge promoteur) afin de démontrer que le prix demandé intègre une survaleur négociable, poste par poste, au-delà du seul jeu de l'offre et de la demande.

Contexte 7 / 8

Négociation interculturelle

En contexte interculturel, s'appuyer sur une décomposition chiffrée neutre offre un langage commun qui dépasse les styles de marchandage locaux ; il faut néanmoins l'introduire avec tact là où exhiber les coûts du partenaire peut être perçu comme une intrusion ou une défiance.

Contexte 8 / 8

Négociation familiale

Dans une négociation familiale (partage d'un bien, budget de rénovation entre héritiers), reconstruire objectivement le coût réel de chaque poste désamorce les impressions de « c'est trop cher » et fonde la discussion sur des montants vérifiables plutôt que sur l'affect.


Contre-techniques

Repérer et neutraliser cette technique

La négociation se joue aussi en défense. Voici comment la reconnaître quand on l'emploie contre vous, et la retourner.

Détecter

Les signaux qui la trahissent

  • Un déséquilibre soudain dans l'échange
  • Une pression à décider vite
  • Un argument que vous ne pouvez pas vérifier

Neutraliser

Les parades pour la désamorcer

  • Ralentir et reformuler
  • Demander des faits et des sources
  • Ne rien concéder sans contrepartie

Retourner

La transformer en avantage

Nommez la manœuvre : dite à voix haute, une technique perd l'essentiel de son pouvoir.

Le piège à éviter

Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits.

Forces et Faiblesses

Forces : ancre la négociation sur des faits vérifiables, ce qui déplace le rapport de force vers l'acheteur informé ; transforme un marchandage adversarial en résolution conjointe de problème (où réduire le coût ensemble) ; identifie précisément les leviers d'économie et les sur-spécifications ; résiste bien aux hausses de prix opportunistes en isolant le poste réellement affecté ; nourrit la conception à coût objectif en amont. Faiblesses : très gourmande en données et en expertise technique (ingénierie de coût, connaissance des process) ; le modèle reste une estimation, jamais le coût réel du fournisseur, et peut être faux si les hypothèses sont mauvaises ; peut braquer un fournisseur qui vit l'exercice comme une intrusion dans sa marge ; ignore souvent le coût de développement, l'innovation et la valeur perçue ; chronophage et donc à réserver aux achats à fort enjeu.


Quand utiliser cette technique ?

À privilégier pour les achats récurrents à fort volume ou à enjeu financier élevé, où l'effort de modélisation est rentabilisé ; pour des produits techniquement décomposables dont on connaît les process (pièces industrielles, sous-traitance de fabrication, composants) ; face à une hausse de prix à vérifier ou à un fournisseur en position dominante que l'on veut challenger par les faits ; en phase de conception (design-to-cost) pour fixer un objectif de coût avant de lancer le produit ; et en préparation d'un appel d'offres pour évaluer la crédibilité des offres reçues. Moins pertinent pour des achats ponctuels, très innovants, immatériels ou dont la valeur tient surtout à la marque et à l'usage.


Cas célèbres

Politique · Les « should-cost reviews » de la Défense américaine, L'administration américaine a institutionnalisé l'analyse de coût dans ses achats d'armement : plutôt que d'accepter le prix proposé par les contractants (le « will-cost », coût tendanciel), les acheteurs reconstruisent ce que le programme « devrait coûter » (should-cost) en traquant les inefficiences. L'initiative Better Buying Power, portée à partir de 2010 par le sous-secrétariat aux acquisitions (Ashton Carter puis Frank Kendall), a généralisé ces revues should-cost comme levier d'économies, en fixant aux gestionnaires de programme des objectifs de coût inférieurs aux estimations tendancielles et en négociant les écarts avec les industriels. La démarche est publique et documentée dans les orientations d'acquisition du Département de la Défense.

Entreprise · Le target costing automobile (genka kikaku), Chez les constructeurs automobiles japonais, la logique inverse du coût cible s'est imposée dès les années 1960 : on part du prix de vente acceptable par le marché, on retranche la marge visée, et le coût cible qui en résulte est décliné composant par composant. Chaque fournisseur reçoit un objectif de coût par pièce, construit à partir d'une analyse de la valeur et d'une modélisation des coûts de fabrication. La négociation fournisseur ne porte plus sur « faites un effort sur le prix » mais sur « voici le coût atteignable de cette pièce, travaillons ensemble à l'atteindre ». Cette pratique, décrite par Cooper et Slagmulder, a fait du coût une variable de conception et non un résultat subi.


Erreurs fréquentes

  • Prendre le should-cost pour une vérité absolue et l'imposer comme un ultimatum, alors qu'il ne s'agit que d'une estimation à hypothèses discutables
  • Négliger la qualité des données d'entrée (cours matière périmés, taux horaires génériques, rebut sous-estimé) et bâtir un modèle faux qui décrédibilise l'acheteur dès que le fournisseur le corrige
  • Se focaliser sur la seule marge du fournisseur au lieu des vrais gisements (sur-spécification, complexité inutile, logistique), ce qui rate l'essentiel de l'économie
  • Brandir le modèle de façon agressive et humiliante, transformant un partenaire potentiel en adversaire qui verrouille l'information
  • Sous-estimer le coût de la démarche et l'appliquer à des achats à faible enjeu où le temps investi dépasse le gain espéré

Comment reconnaître et contrer cette technique

Côté vendeur, on reconnaît la technique quand l'acheteur décompose le prix poste par poste et avance des chiffres de coût précis. Pour s'en défendre : ne jamais valider passivement le modèle adverse, mais en discuter les hypothèses (le cours matière retenu, le temps de cycle, le taux de rebut réel, les investissements outillages amortis, la R&D et le coût de non-qualité oubliés) ; repositionner la discussion sur la valeur et le coût total de possession plutôt que sur le seul prix de fabrication ; documenter ses propres coûts spécifiques (qualité, service, garanties, délais) que le modèle générique ignore ; et, si l'exercice devient intrusif, rappeler que la marge est la condition de la pérennité et de l'investissement. La meilleure défense reste de connaître ses propres coûts mieux que l'acheteur.


Limites et éthique

Le should-cost demeure une reconstruction externe : il ne connaît jamais les coûts réels du fournisseur (contrats matière négociés, effets d'échelle, savoir-faire propriétaire) et peut aboutir à un prix « théorique » intenable qui fragilise le fournisseur ou dégrade la qualité. Éthiquement, la méthode est légitime tant qu'elle sert à négocier un juste prix et une amélioration partagée ; elle dérive quand elle vise à comprimer la marge en dessous du seuil de viabilité, à s'approprier abusivement les gains de productivité du partenaire, ou à instrumentaliser une asymétrie de pouvoir pour asphyxier un sous-traitant dépendant. Elle suppose aussi de ne pas exiger du fournisseur une transparence sur ses coûts qu'on n'accorderait pas soi-même, et de respecter la confidentialité des données communiquées.


Variantes et techniques liées

Variantes et techniques liées : le target costing / design-to-cost (on part du prix marché et de la marge visée pour déduire le coût cible en conception) ; l'analyse de la valeur et le value engineering (réduire le coût sans dégrader la fonction) ; le cost breakdown / linear performance pricing (modélisation statistique du prix en fonction de caractéristiques) ; le total cost of ownership (raisonner coût complet de possession et non prix d'achat) ; l'open-book costing et le cost transparency (le fournisseur ouvre sa comptabilité analytique) ; le kaizen costing (réduction continue en production) ; et le clean-sheet costing, forme poussée du should-cost partant d'une « feuille blanche » de conception idéale.


Pour aller plus loin

  • Cooper R. & Slagmulder R., « Target Costing and Value Engineering » (Productivity Press, 1997), référence académique de la conception à coût cible
  • Monden Y., « Cost Reduction Systems: Target Costing and Kaizen Costing » (Productivity Press, 1995), les systèmes japonais de maîtrise des coûts
  • Articles McKinsey « When the price isn't right: Using should-costs to reduce does-costs » et sur le should-costing achats, application opérationnelle en procurement
  • Ressources CIPS / associations achats et logiciels de cost engineering (aPriori, clean-sheet costing) pour la mise en pratique outillée

Fondements scientifiques

  • Robin Cooper, Regine Slagmulder (1997) Target Costing and Value Engineering Productivity Press (IMA Foundation for Applied Research)
  • Yasuhiro Monden (1995) Cost Reduction Systems: Target Costing and Kaizen Costing Productivity Press
  • McKinsey & Company (Operations Practice) (2020) When the price isn't right: Using should-costs to reduce does-costs McKinsey & Company, Our Insights

Exercice éclair

Testez-vous avant de répondre

Répondez mentalement, puis déroulez la correction. La mémoire se construit par la récupération active.

1 Quels signaux doivent vous alerter ?
  • Un déséquilibre soudain dans l'échange
  • Une pression à décider vite
  • Un argument que vous ne pouvez pas vérifier
2 Quelles parades appliquer ?
  • Ralentir et reformuler
  • Demander des faits et des sources
  • Ne rien concéder sans contrepartie

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus

Qu'est-ce que la technique « Le Coût Cible (Should-Cost) » ?

Le coût cible, ou analyse « should-cost », consiste à reconstruire de façon analytique le coût de revient théorique d'un produit ou d'un service (matières, main-d'œuvre, machines, frais généraux, marge normale) afin de connaître ce que le bien « devrait coûter » à un fournisseur efficient. Cette estimation factuelle devient l'ancre de la négociation de prix : elle remplace le marchandage à l'intuition par une discussion sur des écarts chiffrés et documentés. L'acheteur ne conteste plus un prix « trop cher » de façon subjective mais décompose la structure de coût poste par poste. Bien menée, la méthode fait basculer le rapport de force vers celui qui maîtrise l'information de coût.

La technique « Le Coût Cible (Should-Cost) » est-elle éthique ?

Oui, employée de bonne foi elle reste dans le cadre d'une négociation loyale : elle structure l'échange sans tromper l'autre partie. La transparence sur vos intentions renforce la relation à long terme.

Comment se défendre contre « Le Coût Cible (Should-Cost) » ?

Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits. Le bon réflexe : ralentir et reformuler.

La technique « Le Coût Cible (Should-Cost) » est-elle validée scientifiquement ?

Niveau de preuve : Étayé. Le détail figure dans la section « Fiche d'identité » de cette page.

S'entraîner avec l'IA

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Copiez, collez dans votre assistant, remplacez les [crochets]. Compatible ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral, Perplexity.

Préparer

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Simuler

Répéter face à un interlocuteur IA

Joue le rôle de mon interlocuteur dans une négociation. Je vais tester la technique « Le Coût Cible (Should-Cost) ». Réagis de façon réaliste et résistante, ne cède pas trop vite, puis à la fin analyse ma performance et propose-moi 3 améliorations concrètes.

Débriefer

Analyser une négociation passée

Voici le déroulé de ma négociation : [colle les échanges]. Analyse si la technique « Le Coût Cible (Should-Cost) » a été bien employée, ce qui a fonctionné, les erreurs commises, et détaille précisément ce que j'aurais pu faire mieux.

Références

Bibliographie & sources sérieuses

Ouvrages fondateurs de l'école 🛒 Achats & Supply Chain dont relève cette technique.

  • Purchasing Must Become Supply Management (Harvard Business Review)

    Article

    P. Kraljic · 1983

  • Purchasing and Supply Chain Management

    Livre

    A. J. van Weele · 2018

  • Purchasing and Supply Chain Management

    Livre

    R. M. Monczka et al. · 2015

  • Category Management in Purchasing

    Livre

    J. O'Brien · 2019

Outils de la fonction achats appliqués à la négociation : matrice de Kraljic (HBR, 1983), coût total de possession, coût cible, enchères, SRM ; travaux de P. Kraljic, A. van Weele, R. Monczka.

En vidéo

Voir la technique en action

Des vidéos pour visualiser Le Coût Cible (Should-Cost) et l'ancrer par l'exemple.

Sélection vidéo vérifiée en cours d'enrichissement, la recherche ci-dessus vous donne déjà les meilleures vidéos sur le sujet.

Carte de la technique

Où se situe cette technique

Chaque technique s'inscrit dans un réseau : ce qu'elle mobilise, ce avec quoi elle se combine, où elle s'applique, et comment s'en défendre.

Leviers activés

biais & émotions

Est contrée par

Repérez ses signaux, neutralisez-la et retournez-la grâce au mode d'emploi défensif de cette fiche.

Voir les contre-techniques

À retenir

  • En une phrase

    Le coût cible, ou analyse « should-cost », consiste à reconstruire de façon analytique le coût de revient théorique d'un produit ou d'un service (matières, main-d'œuvre, machines, frais généraux, marge normale) afin de connaître ce que le bien « devrait coûter » à un fournisseur efficient. Cette estimation factuelle devient l'ancre de la négociation de prix : elle remplace le marchandage à l'intuition par une discussion sur des écarts chiffrés et documentés. L'acheteur ne conteste plus un prix « trop cher » de façon subjective mais décompose la structure de coût poste par poste. Bien menée, la méthode fait basculer le rapport de force vers celui qui maîtrise l'information de coût.

  • Le bon réflexe

    Nommez la manœuvre : dite à voix haute, une technique perd l'essentiel de son pouvoir.

  • À ne jamais faire

    Réagir dans l'émotion au lieu de revenir aux faits.

6,2/10 profil global Étayé

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