NEGOCOACH

Les fondamentaux

Les biais cognitifs en négociation

Nos décisions ne sont pas rationnelles. Les travaux de Daniel Kahneman et Amos Tversky l'ont démontré : des raccourcis mentaux systématiques faussent nos jugements. Les connaître, chez l'autre comme chez soi, c'est déjà reprendre la main.

Deux vitesses de pensée

Kahneman distingue deux systèmes : un système rapide et intuitif, économe mais faillible, et un système lent et analytique, fiable mais coûteux. Sous pression ou dans l'urgence, c'est le premier qui décide, et c'est là que les biais s'engouffrent. La théorie des perspectives ajoute que les pertes pèsent environ deux fois plus lourd que les gains équivalents.

Les biais qui pèsent le plus

L'ancrage

Le premier chiffre énoncé fixe la référence de toute la discussion, même s'il est arbitraire.

Le mythe du gâteau fixe

Croire que ce que l'un gagne, l'autre le perd, et passer à côté de la valeur à créer.

L'excès de confiance

Surestimer sa position, sa BATNA ou la probabilité que l'autre cède.

Le biais de confirmation

Ne retenir que les informations qui confortent ce qu'on croyait déjà.

La malédiction du vainqueur

L'emporter dans une enchère ou un bras de fer... en ayant payé trop cher.

Les fiches pour s'en prémunir

Chaque biais, décrypté et contré dans la bibliothèque.

Sources

  • Daniel Kahneman et Amos Tversky, « Prospect Theory » (1979).
  • Daniel Kahneman, Système 1 / Système 2 : les deux vitesses de la pensée (2011).
  • Max Bazerman et Margaret Neale, Negotiating Rationally (1992).
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